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Rencontre
Jane Birkin à l'affiche d'un film sur Shelburn

Au nom du père


2014 est une année singulière : elle nous invite à la réflexion, sur notre passé et notre futur, à l'aune des drames qui se sont joués lors des deux guerres mondiales.

Ces commémorations constituent un moment exceptionnel pour la transmission, pour rappeler combien une guerre abîme les hommes, les femmes et les enfants, bien au-delà des zones de combat.

La guerre est au front, et à l'arrière. Loin des tranchées des Ardennes. Dans les Côtes d'Armor. Présente dans le cœur des femmes qui attendaient. Dans les courriers. Dans la vie qui s'organisait malgré le vide. Malgré la mort.

Commémorer, c'est se rappeler, c'est aussi se projeter et faire réfléchir : ces deux conflits mondiaux ont beaucoup à apprendre à la France d'aujourd'hui sur ce qui nous relie et nous fédère, sur l'Europe et le Monde qui se construisent sans cesse.

Le souvenir de la Grande Guerre ne s'est jamais effacé comme en attestent ces témoignages que les Costarmoricaines et les Costarmoricains ont voulu partager. Ils les ont donnés au patrimoine commun ; c'est l'objet d'une exposition présentée par les Archives départementales des Côtes d'Armor. Notre territoire a également été témoin du courage d'hommes et de femmes engagés. Des actes de bravoure au service d'un idéal de liberté qui ont fait ce territoire et cette histoire.

Il n'est pas de reconnaissance plus forte que la connaissance. C'est pourquoi je vous invite à visiter, à vivre, à lire, entendre et écouter ces Côtes d'Armor dans la guerre.

Claudy Lebreton,
président du Conseil général des Côtes d'Armor

Photo : Thierry Jeandot

Département

Pour suivre les rebondissements de la réforme territoriale et son calendrier mouvant, un mini-site est en ligne sur cotesdarmor.fr. A ce jour, des élections départementales sont annoncées courant 2015, sans qu'une période précise ne soit arrêtée. Le sujet risque d'alimenter les débats encore quelques temps, une bonne raison pour une visite régulière sur :

Voir le site dédié

Brezhoneg

Dans le Côtes d'Armor magazine du mois de septembre, Stéphanie Stoll nous présentait l'atelier d'initiation au breton des tout-petits que met en place la halte-garderie Potes et potiron de Binic. En effet, chaque matin, les bambins poussent la chansonnette en breton, sans d'ailleurs parler la langue. Alors, si vous aussi, vous avez toujours voulu connaître la version bretonne de Je fais le tour de la maison, ce lien est pour vous. Vous y trouverez un répertoire de comptines à télécharger.

Voir le site

Voir la version française de l'article en breton du mois de septembre


 

 

Patrimoine

20 et 21

Comme les dates des Journées européennes du Patrimoine auxquelles participent les services du Conseil général. Ainsi, l'hôtel du Département se visitera (tout comme le parc voisin de la préfecture et, entend-on, c'est exceptionnel), les Archives départementales ouvriront le samedi après-midi. 

Cette année, les JEP mettront à l'honneur les sites naturels, parmi lesquels les sites départementaux (Beauport, Roche-Jagu, Bon Repos, Le Guildo, La Hunaudaye, Rohannec'h) et les sites naturels protégés (Domaine du Dourven, Landes de Saint-Maudez, Cap d'Erquy ou la Rigole d'Hilvern). Pour ces derniers, des balades à thème, dont le départ est fixé à 15 h le dimanche 21 septembre, sont proposées. Les points de départ sont les suivants : le lac de Bosméléac pour la rigole d'Hilvern, l'aire du cap d'Erquy, la galerie du Dourven et le parking de la chapelle pour Saint-Maudez.

Tout le programme ici

En chiffres

5,7

C'est en milliards d’euros les chiffres d’affaires qu'ont déclarés les entreprises costarmoricaines au cours du premier trimestre 2014, soit une progression de 5,6 % par rapport au premier trimestre 2013. Les chiffres d’affaires du commerce/réparation d’automobiles et de l’industrie, les deux principaux secteurs en termes de chiffres d’affaires, sont en augmentation à un an d’intervalle (respectivement + 8 % et + 0,1 %). Le secteur de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche retrouve quant à lui son niveau des périodes précédentes.

Source : Côtes d’Armor développement

Département

Né à l'initiative de deux ingénieurs lannionnais, Vivredansmaville.com a pour ambition de mettre en relation des habitants d'une même ville ou d'une agglomération. Et ce, dans le but de développer l'échange de services, des recommandations sur des professionnels, bref, de créer du lien.

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Transports

Comme les nombres d'aires de covoiturage présentes dans le département. Quatre nouvelles aires viennent d'être inaugurées (celles de Saint-Igneuc à Jugon-les-Lacs, l'Escargot à Plémet, Rance Fremur à Trémeureuc et Breizh Izel à Cavan), elles portent à 32 le nombre d'aires disponibles en Côtes d'Armor. Au total, on dénombre désormais 1100 places de stationnement sécurisés.

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Education

Ces trois sigles quelque peu rebutants sont pourtant précieux : AVS pour Auxiliaire de Vie Scolaire, ces accompagnateurs individuels présents aux côtés des enfants scolarisés en difficulté ; SAAAIS pour Services d'aide à l'acquisition de l'autonomie et à l'intégration scolaire ; et, Sessad pour Services d'éducation spéciale. Ces trois mots se retrouvent dans le dossier du Côtes d'Armor magazine du mois de septembre, intitulé Place à la différence. Il propose un tour d'horizon question des dispositifs pour favoriser l'intégration et la scolarité de jeunes en situation de handicap.

Voir le magazine en ligne

Département

25 et 26

C'est en septembre, les dates de la session d'ajustements budgétaires de la seconde Décision modificative de l'année. Il y sera question d'économie turquoise, de dotations de fonctionnement pour les collèges, de petite enfance, des schémas médico-sociaux, d'espaces naturels sensibles, de contrats de territoire de seconde génération, etc. Débats à suivre en direct sur cotesdarmor.fr

Transport

2800

C'est en voitures le trafic moyen observé sur le pont tournant du Légué. Aussi, celui-ci va connaître des travaux de réfection à partir du 8 octobre pour une durée de 2 mois. Ce pont fut construit en 1893.

"Mon père les aimait tant !"

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le père de Jane Birkin, le capitaine de vaisseau de la Royal-Navy David Birkin, a participé au réseau Shelburn (lire à côté). Ces missions clandestines embarquaient depuis la plage Bonaparte, à Plouha, des pilotes alliés dont les avions avaient été détruits par l'armée allemande. Grâce au courage et à l'implication de résistants locaux, les évasions n'ont jamais fait de victimes et ont permis à 138 aviateurs de rejoindre les côtes anglaises. Un nouveau documentaire sur cette histoire est actuellement en préparation. Pour la première fois, Jane Birkin y témoignera, notamment, de l'admiration et de l'amitié que son père a entretenu, après la guerre, avec ces courageux hommes et femmes de l'ombre.

Pourquoi avoir accepté de témoigner sur le réseau Shelburn maintenant ?

Jane Birkin : Jusqu'à présent, je préférais que les acteurs eux-mêmes témoignent. J'ai dit oui cette fois-ci parce qu'il reste très peu de témoins désormais. Je voulais parler d'eux, de toutes ces personnes qui m'ont touchée. Mon père avait la plus grande amitié pour eux, en particulier pour Job Mainguy, qui était son héros de la plage Bonaparte. Il les aimait tant.

Comment est née cette amitié entre votre père et ces résistants locaux ?

Il ne les avait croisés que la nuit et encore, en qualité de capitaine, il restait souvent sur la corvette pendant que les autres membres d'équipage prenaient des petits bateaux pour rejoindre la côte. Il est venu à la fin de la guerre pour faire un repérage et chercher des personnes qui avaient fait partie du réseau avec lui. Nous, on a été au courant de ce qu'il faisait seulement vers 1967 parce que c'était classé Secret Act (secret défense NDLR), au cas où cette route soit encore utilisée lors d'une autre guerre par exemple. Tout était tenu secret. Et puisque mon père était aussi un agent (des services secrets britanniques NDLR), il prenait cela très au sérieux. Dès que cela a été possible, en 1967, il est venu à Plouha avec ma mère.

Les résistants eux devaient travailler dans l'ombre.

Que vous disait-il ?

Il était toujours rempli d'histoires, de ces gens courageux qui ont caché des aviateurs dans leur grenier, alors qu'ils avaient leur vie privée. Et comment ils avaient tenu le coup avec pourtant, les nazis sur place et le risque d'être dénoncés par d'autres Français. Par exemple, quand ils prenaient des œufs pour faire une omelette pour les aviateurs britanniques ou canadiens cachés, certaines personnes comptaient les coquilles pour vérifier combien de personnes vivaient dans les maisons. Donc il fallait tout le temps se méfier des gens autour de vous. Et mon père trouvait que c'était mille fois plus courageux que lui qui combattait pour un pays contre un autre pays. C'était plus cohérent. Les résistants eux devaient travailler dans l'ombre.

"Adieu David"

Quand il est mort (en 1991, NDLR), maman et moi, on a fait toute la côte pour disperser ses cendres. C'était très touchant, sur la plage Bonaparte, lorsque Job Mainguy a pris une poignée de papa en disant "Adieu David !" Tous les résistants du réseau qui étaient encore en vie étaient là. Après, avec maman, on a continué à les voir et moi je fais un saut à Binic chaque année."

Propos recueillis par Yves Colin

 

 

Le documentaire de la réalisatrice canadienne Marie-Claude Dufour, dont les tournages ne sont pas encore terminés, devrait être diffusé au printemps 2015. A noter également, une œuvre fiction est également en préparation sous la direction de Nicolas Guillou.
Quant à Jane Birkin, elle sera bientôt sur scène aux côtés de Michel Piccoli pour des lectures de textes de Serge Gainsbourg.

Photo : Michael C. Maiers

Réalisé en 1995 par Rolland Savidan et l'historien Roger Huguen, Passeurs de l'ombre est un documentaire passionnant sur Shelburn. Il permet de plonger dans la minutieuse organisation du réseau d'évasion. On mesure ainsi les risques encourus par les résistants bretons, leur courage à braver la terreur de l'occupation allemande. Voici un extrait dans lequel Job Mainguy décrit son rôle au moment de l'évasion, par la mer, des aviateurs.

David Birkin en visite à Plouha en 1967. Photo : DR


De janvier à août 1944, le réseau d'évasion Shelburn, dirigé par les Canadiens Lucien Dumais et Raymond Labrosse, aura permis de rapatrier 138 aviateurs britanniques en transitant par la plage Bonaparte, dans l'anse Cochat à Plouha. Des résistants locaux parmi lesquels Job Mainguy, Jean et Jeannette Tréhiou, Marie Gicquel, Anne Ropers ou Margueritte Le Saux, assuraient la dernière étape de l'évasion de pilotes très précieux en temps de guerre. Par des nuits sans lune, ils étaient récupérés au nez et à la barbe des Allemands en faction dans un blockhaus tout proche. Pour les mener en Angleterre, des corvettes de la Royal-Navy, appelées les autobus de la Manche, débarquaient sans faire de bruit, embarquaient les hommes en quelques minutes et rejoignaient l'Angletterre dans la nuit. Parmi les capitaines de vaisseau se trouvait David Birkin. Lorsque le secret défense fut levé sur le réseau Shelburn, il s'empressa de venir à Plouha, pour, enfin, rencontrer ces hommes et femmes sans qui ces missions n'auraient pas pu aboutir. Au total, huit opérations d'embarquements clandestins se sont déroulées, sans qu'aucun membre ne soit découvert, par les Allemands ou la Guestapo. Pourtant, souvent, il s'en fallait de peu...



Pour encourager davantage de femmes à pratiquer un sport, le Conseil général organise, en partenariat avec de nombreuses associations sporti : ves costarmoricaines, les Journées départementales du sport féminin. Du lundi 15 septembre au samedi 11 octobre, plus de 100 clubs les accueilleront gratuitement dans leurs locaux. Elles pourront ainsi gratuitement goûter à une ou plusieurs activités avant de prendre une licence.



 

Mesdames, chaussez vos baskets !

A l'occasion des Journées départementales du sport féminin, le Conseil général des Côtes d'Armor souhaite inciter les femmes à pratiquer une activité sportive et à pousser la porte d'un club. Concilier vie professionnelle, vie familiale et sport, c'est possible. Illustration avec Béatrice, 45 ans, et Gabrielle, 41 ans, qui ont franchi le pas et qui pratiquent respectivement la zumba à Plédran et le longe-côte à Plérin.

Béatrice s'est longtemps dit qu'elle n'avait pas le temps de faire du sport. "Entre mon travail, mes enfants et mes différents engagements associatifs, je n'avais plus de créneau disponible dans mon emploi du temps", explique cette maman de deux filles et un garçon. "Il y a quatre ans, je souffrais de problèmes de dos et comme j'avais pris du poids, mon médecin m'a fortement conseillé de pratiquer une activité sportive. J'ai donc décidé de pousser la porte du club de zumba de Plédran. Et je ne le regrette pas. Ce sport permet de se dépenser et de décompresser". Contrairement à ce qu'elle croyait, Béatrice a finalement trouvé du temps pour une activité sportive. "J'ai appris à laisser certaines choses de côté. Je suis notamment devenue moins maniaque sur le ménage !"

La course, un sport facile à pratiquer

La mère de famille ne s'est pas arrêtée là puisque aujourd'hui elle fait de la course à pied deux fois par semaine. "Le dimanche matin, je cours avec mon mari et une fois par semaine, je quitte mon lieu de travail situé à Saint-Brieuc à petites foulées pour rejoindre mon domicile à Plédran". Pour elle, la course à pied est un sport facile à pratiquer. "Il n'y a pas besoin de s'inscrire en club, on court quand on veut !" Depuis quelques temps, Béatrice s'interroge pourtant sur la possibilité d'intégrer une association. "Courir au sein d'un groupe et participer à des courses sur route me donnerait une motivation supplémentaire".

Depuis que ses enfants ont grandi et sont plus autonomes, Béatrice a plus de temps pour elle. "Sauf le samedi ! C'est une journée entièrement consacrée aux activités sportives de mes enfants". Entre les matchs de foot et les compétitions de gymnastique, Béatrice n'a pas le temps de s'ennuyer, d'autant qu'elle encadre également de jeunes gymnastes à la Bretonne gymnic club de Saint-Brieuc.

Après quatre ans de pratique sportive, Béatrice se sent en meilleure forme. "J'ai même perdu 20 kg. C'est très dur de démarrer. Après, on a qu'une envie, c'est de recommencer."

Un grand bien-être

Gabrielle, elle, s'est laissée convaincre par un collègue de travail de s'essayer au longe-côte, avec le centre nautique de Plérin. "J'ai commencé l'an dernier et j'y vais une fois par semaine, le mercredi, de 18 h à 19 h". Le principe de ce sport aquatique ? "Équipés d'une combinaison et de chaussures adaptées, nous marchons avec de l'eau jusque sous le poitrine. Chaque semaine, 40 à 45 personnes sont au rendez-vous. A marée basse, on fait l'aller-retour entre Tournemine et les Rosaires et à marée haute, on fait plusieurs allers retours au niveau de Tournemine. En hiver, quand la nuit est tombée, nous sommes munis de lampes. Mais rassurez-vous nous ne sommes pas dans le noir total ! Cette ambiance un peu particulière me plaît bien".

Cette maman profite du mercredi pour faire du sport à l'extérieur. "Ce jour-là, mes trois enfants âgés de 5 à 13 ans sont gardés par leur mamie". Pour le reste de la semaine, quand elle a un créneau de disponible, elle enfourche son vélo d'appartement.

En cette rentrée, Gabrielle a, d'ores et déjà, renouvelé son inscription au longe-côte. "J'ai même entraîné une collègue avec moi. Cette activité me procure un grand bien-être. L'eau me porte en quelque sorte. Pour moi, il est essentiel d'être inscrite dans un club. Cela me fixe un rendez-vous hebdomadaire et m'oblige aussi à y aller".

Nolwenn Tirel

Les collégiens donnent de la voix

 

A l'occasion du centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale, le Conseil général des Côtes d'Armor met en ligne, dès le 19 septembre, un web documentaire. Les élèves du collège Racine, de Saint-Brieuc, ont accepté de prêter leur voix pour présenter une dizaine d'objets issus de la Grande Collecte. Comme un trait d'union entre les Poilus aujourd'hui tous disparus et la jeune génération.

Vendredi 12 septembre. Les élèves de troisième du collège Racine de Saint-Brieuc, ont rendez-vous aux Archives départementales pour un exercice un peu particulier : un enregistrement audio, réalisé en parallèle de l'exposition Les Côtes-du-Nord dans la Grande Guerre (1914-1918), fonds et collecte. Leur mission : présenter onze objets issus de la Grande Collecte, une opération lancée dès novembre 2013, dans le cadre de la commémoration du centième anniversaire du début de la Première Guerre mondiale.

Artisanat des tranchées

"A l'occasion de cette Grande Collecte, le grand public était invité à participer à la constitution d'une masse documentaire numérisée inédite, qui a permis de renouveler le champ de la connaissance et de sauver de l'oubli des documents d'archives privées enrichis de souvenirs familiaux, explique Patrick Pichouron, attaché de conservation du patrimoine. Plus de 200 contributions ont ainsi été apportées aux Archives départementales".

Une trentaine de contributeurs a accepté de prêter des objets emblématiques de cette période. Parmi lesquels un casque de Poilu, une montre en cuir, une paire de jumelles, une mandoline, une cantine en bois, des assiettes à dessert provenant de la faïencerie de Sarreguemines. On trouve également des objets fabriqués par les Poilus, à l'image de ce briquet en cuivre portant la mention "Verdun", ce coupe papier ou cette tabatière... "On parle d'artisanat des tranchées ou d'art des Poilus. Lorsqu'ils étaient en permission ou en repos, ils occupaient leur temps à fabriquer ces objets avec des matériaux de récupération, du laiton ou des douilles d'obus", commente Patrick Pichouron. L'objet le plus émouvant de cette petite collection est certainement un portefeuille troué par la balle qui a tué un jeune Poilu alsacien.

Dix élèves d'Emmanuel Laot, professeur d'histoire-géographie au collège Racine, ont accepté de redonner vie à ces objets qui ont fait partie de la grande Histoire. "Ils ont accompagné des destins individuels dans une tragédie nationale. Donner la parole à ces collégiens donne une dimension de transmission entre ces Poilus aujourd'hui tous disparus et la jeune génération", ajoute Patrick Pichouron.

Émus par les mèches de cheveux

Pauline, Maia, Julie, Tristan et leurs camarades se sont portés volontaires pour relever ce défi non sans une petite pointe d'appréhension. "C'est la première fois que je vais parler dans un micro, avoue Paul. Ma voix est un peu stressée". Finalement, l'exercice se déroulera sans problème pour le jeune garçon qui doit décrire une cantine en bois ayant appartenu à un facteur. Avant de débuter les enregistrements, les élèves ont pu découvrir les objets en vrai. "Nous voulons que vous preniez conscience qu'ils ont été portés par des soldats". Parmi la trentaine d'objets présentés, certains élèves ont été impressionnés par les armes de guerre : le sabre, la baïonnette ou le pistolet allemand. D'autres ont été émus par les mèches de cheveux, conservées par les familles de Poilus.

Un petit groupe d'élèves de troisième a également préparé la deuxième étape de ce travail de mémoire : sélectionner des objets et rédiger eux-mêmes les notices explicatives. "Nous allons reprendre tous les éléments historiques que notre professeur nous a transmis, ont-ils expliqué. Et nous y ajouterons notre ressenti".

Ces enregistrements viendront enrichir le web documentaire mis en ligne par le Conseil général des Côtes d'Armor à partir du 19 septembre.

Nolwenn Tirel

Photo : Thierry Jeandot
Audio

Un exemple d'enregistrement Un exemple d'enregistrement 


Photo : Thierry Jeandot

Emmanuel Laot est professeur d'histoire géographie au collège Racine à Saint-Brieuc. Il est également conseiller relais depuis 1994 auprès des Archives départementales. "Je fais le lien entre l’Éducation nationale et l'institution culturelle". Dans le cadre de sa mission au sein du service éducatif des Archives départementales, il a imaginé une exposition itinérante A l'école comme à la guerre, présentée en parallèle de celle intitulée Côtes-du-Nord dans la Grande Guerre (1914-1918), fonds et collecte. "Pour mettre en place cette exposition, j'ai travaillé aux côtés de Catherine Dolghin, animatrice culturelle aux Archives départementales". Emmanuel Laot est aussi le coordonnateur des 17 conseillers relais à l'éducation artistique et à la culture du département auprès de l'académie de Rennes.

Vue d'ici
Vidéo

La vallée des Saints

Présentée comme l'Île de Pâques bretonne du troisième millénaire, la vallée des Saints rassemblera, à terme, plusieurs centaines de statues monumentales de saints. Pour l'heure, 50 géants sont déjà érigés sur le site du Quénéquillec à Carnoët.

Rencontre

Photo DR

Chaque mois, dans Côtes d'Armor Magazine, nous proposons à une personnalité de se prêter au jeu du portrait chinois. Denez Prigent a lui aussi répondu aux questions commençant par... Et si vous êtiez ?

Un film : "Barry Lyndon" réalisé par Stanley Kubrick (adapté du roman de William Makepeace Thackeray).

Voir la bande-annonce

Ou, si vous avez un peu de temps
Un aperçu du film en version française

Une chanson : La Gwerz de "Bran" que l'on trouve dans le Barzaz Breiz. Ce chant
magnifique attesté du Xe siècle a largement inspiré un trouvère du
XIIe qui en a fait le célèbre roman de "Tristan et Yseult".

Il est possible d'écouter la traduction de la chanson (avec un accent bien trempé), dite sur l'air de la gwerz, sur Deezer en suivant ce lien :

Se connecter à Deezer (choisir ensuite Bran)

Un livre : Le Barzaz Breiz, un recueil de chants traditionnels en langue bretonne d'une très grande poésie justifiant pleinement le jugement de George Sand qui parlait des "diamants du Barzaz Breiz".

Le site suivant répertorie les chants du Barzaz Breiz en affichant une partition.

Accéder au site

Une citation : "La terre n'est pas un don de nos parents. Ce sont nos enfants qui nous la prêtent." Citation amérindienne

Un endroit des Côtes d'Armor : l'Île Grande pour son côté sauvage.

Musique

Alors que Complètement fou, le troisième album studio de Yelle sort le 29 septembre en France et le lendemain aux Etats-Unis, la formation briochine s'apprête à vivre un nouveau World tour. Et ça commence dès octobre par les Etats-Unis. Un aperçu en images de l'ambiance du nouveau set dont la particularité est d'afficher deux batteries sur scène. Et, ça promet...

Voir le clip teaser

Exposition

Après avoir consacré un premier volet aux communautés qui peuplent la pointe du Dourven, l'artiste David Michael Clark réinvestit la galerie du Dourven en s'appuyant sur ses propres œuvres mais aussi en utilisant les œuvres d'autres artistes comme Hervé Beurel, Joël Hubaut, Christelle Familiari et d'autres encore.Vous avez jusqu'au 2 novembre pour découvrir une installation insolite, pleine d'humour et de passerelles entre les symboles culturels. Domaine départemental du Dourven à Trédrez-Locquémeau, 02 96 35 21 42. itineraires-bis.org 

Rendez-vous

Le dispositif d'accompagnement de projets musicaux émergents en Côtes d'Armor, initié par le Conseil général et coordonné par Itinéraires bis, recevra les candidatures des postulants à compter du 15 septembre, jusqu'au 23 octobre. Sélectionnés sur dossier, quatre groupes disposeront tous d'un suivi personnalisés. Jusqu'à présent, les sélections, progressives, élisaient deux lauréats.

Musiciens installés en Côtes d'Armor, pour les candidatures, c'est par là >>>

 

Musique

Gumba et le bâton de pluie
La sécheresse est bien longue. Pour aider le village, le jeune Gumba décide de partir à la recherche du légendaire bâton de pluie. Sur son chemin, il rencontre de providentiels et d’amusants compagnons de route. Mais ce parcours initiatique lui dévoilera bien d’autres choses.
Théâtre de marionnettes et d'objets.

Rencontre

Portrait chinois Béatrice, internaute ayant participé au jeu Portrait chinois organisé sur Facebook.

Un film : Dirty Dancing, réalisé par Emile Ardolino (1987)
Voir LA danse du film pour s'entraîner chez soi sur Time of my life.

Voir la bande-annonce

Une chanson : Cendrillon, du groupe Téléphone

Voir le morceau joué live

Un livre : Jamais sans ma fille, le roman autobiographique de Betty Mahmoody coécrit avec William Hoffer, publié en 1987. Le roman a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 1991, réalisée par Brian Gilbert.

Voir la bande-annonce

Une citation : "Chacun porte sa croix".

Un endroit des Côtes d'Armor : Saint-Jean-Kerdaniel.

Musique

Amélie-les-Crayons est associée à l'ensemble de la saison culturelle de Bleu Pluriel. La salle de Trégueux a enfin proposé à l'artiste désormais installée en Côtes d'Armor de participer à l'élaboration du programme, tout en, on s'en doutant, y figurant. Pour celles et ceux qui ne connaîtraient pas encore l'univers d'Amélie-les-Crayons, voici l'un de ses titres phares, Ta p'tite flamme :

Exposition

Jusqu'au 5 octobre, le musée d'art et d'histoire de SAint-Brieuc héberge une exposition montée en partenariat avec le Frac Bretagne. Placée sous le thème du déplacement et du paysage, cette sélection d’œuvres contemporaines est issue de la collection du Frac. Parmi les auteurs représentés, voici un aperçu des clichés grand format d'Isabelle Arthuis réunis dans l'ensemble Living colors.

Exposition

La Citrouille accueille à partir du 27 septembre et jusqu'au 15 novembre, l'exposition Des visages et des mots d'artistes pour le sourire de Raphaël. On doit l'initiative et les clichés à Stéphane Guillaume, photographe fan de surf qui a choisi de se mobiliser pour Raphaël, un jeune garçon atteint de trois maladies orphelines. C'est ainsi qu'il a photographié des artistes (IAM, Manu Chao, Da Sila, etc.) tenant un message pour Raphaël. Le produit de la vente des photos sera reversé à l'association Fort comme trois pommes qui apporte une aide matérielle, financière et morale à Raphaël et à sa famille.
www.fortcomme3pommes.fr

Musique

La Zmala, formation du pays de Saint-Brieuc, officiant dans un registre ensoleillé avec des textes positifs et une voix qui fait traîner les notes, woï, vient de sortir 45°. Le disque est disponible chez les disquaires autour de Saint-Brieuc ou en écoute sur Deezer.

 

Découvrez la photo mystère de ce numéro

 

Chaque mois, nous vous proposons de jouer à deviner ce qui se cache derrière la photo mystère. Avec pour seul indice un fragment d'un cliché, parfois quelques mots, un lieu, un événement voire une personnalité seront à découvrir. Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous et de renseigner le court formulaire. Bonne chance, des lots très divers récompenseront chaque mois (au moins) 5 gagnants.

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Retrouvez le huitième numéro de 2.2 e-magazine dès le 15 octobre

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