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Rencontre
Jean-Loup Chrétien, musicien de l'espace

"J'ai réalisé mon rêve"


Il est bien loin désormais, le temps des premières expéditions scientifiques, et des voyages aventureux. Les convois audacieux, qu'on envoyait défricher des terres jamais foulées, ne font plus la chronique des journaux.

La Terre est connue. Elle est aujourd'hui observée en permanence par les satellites qui l'entourent. On la sillonne. On l'exploite. On la filme, sans cesse.

Et pourtant, la soif de découvrir ne nous a pas quittés. Cet instinct immuable, qui fait lever les yeux au ciel, ou fouiller entre les pierres à la recherche des trésors minuscules, est toujours à l’œuvre. Il pousse les uns dans les profondeurs sous-marines. Il conduit les autres dans l'espace. Il nous dirige dans les nuances de la création artistique. Il nous guide dans le monde des idées.

L'envie d'inventer, la passion de défricher encore et toujours le chemin, animent également le cœur et l'âme des femmes et des hommes politiques. Parce qu'il faut organiser toujours mieux la vie en société. Se doter de concepts nouveaux pour répondre à des besoins qui s'esquissent tout juste ou que l'on devance. Les grands explorateurs nous ont adressé un message : en politique, comme ailleurs, les grandes avancées exigent autant d'audace que de persévérance.

Claudy Lebreton,
Président du Conseil général des Côtes d'Armor

Photo : Thierry Jeandot

Sport

950

C'est le nombre de participants attendus à la Journée départementale du sport au collège organisée ce mercredi 15 octobre à la base de loisirs de Guerlédan. Pour repère, cela représente près du double d'inscrits en 2013. La Journée départementale du sport au collège a pour objectif d'encourager la pratique sportive scolaire. Vers l'âge de 12-13 ans, 75 % des filles et 40 % des garçons abandonnent le sport extra-scolaire.

En chiffres

25

C'est, en millions d'euros, le chiffre d’affaires estimé généré à l’occasion des neuf jours de la Foire-exposition de Saint-Brieuc, qui s’est tenue du 13 au 21 septembre. Avec ses 340 exposants et ses 65 000 visiteurs, la Foire-exposition s’affirme comme le premier rendez-vous économique des Côtes d’Armor. Un rendez-vous incontournable pour de nombreux professionnels qui, pour beaucoup, réalisent en l’espace de neuf jours l’équivalent d’un mois normal de chiffre d’affaires.

Gastronomie

Crédit : O. Marie - goudouest.fr

Jean-Marie Baudic, le chef du restaurant briochin le Youpala Bistrot était pendant une semaine l'invité de Christophe Michalak sur France 2 pour participer à l'émission, Dans la peau d'un chef. Le principe de l'émission est simple (façon de parler) : transformer deux amateurs de cuisine, sans formation et qui ne cuisinent que pour leur plaisir, en commis de haut vol, capables de réaliser en moins d’une heure un plat que l’on pourrait servir dans un restaurant. Jean-Marie Baudic s'est donc prêté à ce jeu et a accompagné Christophe Michalak et les deux "candidats" dans cette épreuve en cinq épisodes, diffusés du lundi 13 octobre au vendredi 17 octobre. A voir en direct sur France 2 à partir de 16h50 ou en replay sur le site de l'émission : en suivant ce lien.

Sport

L'ancien milieu offensif du Stade Briochin lorsque le club évoluait en D2 (l'équivalent de la Ligue 2 aujourd'hui), Philippe Ollier, est à l'origine d'un logiciel dédié aux entraîneurs de football. Digne des statistiques proposées par la chaîne cryptée lors de la diffusion de match pros, l'interface est disponible sur différents supports (mobile, tablette, ordinateurs) et absorbe les données de l'équipe : entraînement, temps de jeu des joueurs, efficacité, etc. Pour l'heure, l'application est gratuite.

Voir le site

Crédit : Christian Ollier

Environnement

Certes, mieux valait y être le samedi car la pluie de dimanche a un peu contrarié la fête. Toujours est-il que cette nouvelle édition de la fête de la forêt a réunis près de 20 000 visiteurs dans les sentiers d'Avaugour Bois-Meur dans une ambiance champêtre, bucolique des plus agréables. Il y en avait pour tout le monde, petits, grands, jeunes, moins jeunes, randonneurs, esprits sportifs, esprits festifs... On y croisait des professionnels de la forêt, des musiciens, des empreintes d'animaux, des jeux en bois, des contes, des gens qui grimpent aux arbres, des constructeurs de cabanes en bois, un sculpteur sur bois avec une tronçonneuse, un lanceur de couteaux et de haches... Bref, un événement familial, populaire, dans un lieu superbe qui se visite toute l'année !

Photos : Thierry Jeandot

Voir la page spéciale sur cotesdarmor.fr

Patrimoine

10

C'est le chiffre anniversaire que la Cité du goût et des saveurs va célébrer cette année. Créée en 2005 par la Chambre des métiers des Côtes d'Armor, la Cité du goût est un formidable outil pour promouvoir une certaine idée de l'alimentation, de la cuisine et de la gastronomie basée à la fois sur la reconnaissance, la valorisation et la transmission des savoir-faire, ainsi que sur la promotion des produits de qualité. Connue du grand public pour les ateliers culinaires durant lesquels les participants bénéficient du savoir-faire de grands professionnels, la Cité du goût reçoit également régulièrement des scolaires et invitent à des rencontres avec des artisans ou des conférences.

Le site de la Cité du goût et des saveurs

Initiatives

Le Conseil général et l'Association Départementale Information Jeunesse Côtes d'Armor (ADIJ 22) ont lancé une campagne d'incitation à la co-habitation intergénérationnelle. Ce service permet de mettre en relation un sénior (plus de 60 ans) disposant d'une chambre libre, avec un jeune (de 16 à 30 ans) recherchant un logement. L'hébergement est gratuit en échange d'un temps de présence du jeune au domicile et d'un accompagnement dans certaines tâches de la vie quotidienne (courses par exemple).

Plus d'infos sur : ADIJ 22 - 02 96 33 37 36 // 07 82 38 88 60
accueil.adij(@)gmail.com

Actualité

La quinzaine de l'Information jeunesse (du 11 au 25 octobre, le programme en suivant ce lien) nous donne l'occasion de jeter plus qu'un coup d’œil à la web série réalisée par l'Association départementale Information jeunesse des Côtes d'Armor.

Voici l'un des épisodes, dont l'intégralité est à retrouver sur la chaîne youtube de l'ADIJ  22

Solidarités

En Côtes d'Armor, la semaine de la solidarité internationale dure un mois, du 7 novembre au 6 décembre. De nombreuses rencontres culturelles, expositions, repas, soirées festives, marches, ciné-débats, théâtre sont programmés aux quatre coins du département, avec, pour point commun, le thème de la solidarité à l'échelle internationale.

Télécharger le programme (pdf, 12 pages)

Education

Le Pass'engagement, créé par le Conseil général, permet aux 18-25 ans de disposer d'une bourse pour financer un projet (comme ici le permis de conduire) en contrepartie d'un engagement bénévole au sein d'une association. 130 jeunes en auront bénéficier cette année. Les prochains dossiers de candidatures seront à retirer à partir de mars 2015. Armor Tv vient de consacrer un sujet au dispositif pour en offrir une illustration concrète.

« L’homme est né explorateur »


Le 25 octobre, le Planétarium de Bretagne à Pleumeur-Bodou accueille, en partenariat avec le Festival de musique ancienne de Lanvellec, une conférence du spationaute et amateur d’orgue Jean-Loup Chrétien. Au programme : une succession  d’images et de réflexions autour de l’homme en tant qu’explorateur insatiable de l’espace, mais aussi une sensibilisation à la musique des sphères, cette étonnante découverte de deux ingénieurs de la Nasa. Partageant sa vie entre Houston et son domicile morlaisien, Jean-Loup Chrétien fut le premier occidental non américain à aller dans l’espace. A 76 ans, sa soif d’exploration reste intacte. Rencontre.

2.2 e-magazine : Qu’est-ce que la musique des sphères ?

Jean-Loup Chrétien : Récemment, des ingénieurs la Nasa ont eu l’idée de prendre les signaux enregistrés par la sonde Voyager. Ce sont des radiations, des signatures émises par les planètes à des fréquences non audibles par l’homme. Ils les ont transcrites sous forme audible, ce qui donne cette musique des planètes. Il s’agit d’une démarche purement esthétique. La première fois que l’on entend ça, on est très surpris. La musique de Jupiter donne par exemple l’impression d’entendre quelque chose de très moderne, proche de la science fiction.

Que représente pour vous la musique ?

Je joue de l’orgue qui est ma vocation d’enfant. Cet été, avec un ami, nous avons donné un concert « orgue et espace » à la collégiale de Guérande. Nous avons commencé par des images de Jupiter accompagnées de sa musique naturelle. Tout doucement le son s’est affaibli et nous avons improvisé en do dièse majeur. Au total, il y avait dix séquences. On s’est servi de la musique des planètes en y ajoutant des improvisations ou en jouant des musiques de compositeurs connus. La démarche qui a été très bien perçue.

A quoi faut-il s’attendre lors de votre conférence du 25 octobre au Planétarium ?
La conférence sera articulée autour du thème de l’homme comme explorateur insatiable de l’espace. Une succession d’images et de réflexion viendront étayer ce sujet. Ce sont des images de la Nasa prises par la sonde Hubble. Elles seront également accompagnées d’une réflexion musicale. Des temps seront aussi réservés aux questions-réponses.

Comment est née votre vocation de spationaute ?
A l’époque, ma vocation était l’aéronautique, j’ai commencé comme pilote de chasse, puis petit à petit cela s’est raccroché à l’espace.

Vous vous êtes rendu à trois reprises dans l’espace, en 1982, 1988 et 1997. Quelle est la mission qui vous a le plus marqué ?

Les trois ont été marquantes, chacune à sa manière. La première c’était la découverte de l’inconnu, la deuxième c’était ma mission la plus longue, et la troisième m’a permis de faire l’expérience de la navette américaine.

Lors de votre deuxième mission, vous avez effectué une sortie extravéhiculaire de près de six heures, la plus longue jamais réalisée à l’époque. En quoi consiste ce type d’opération ?
Il s’agissait d’une mission technique de transfert de matériel. On retrouve ce que l’on a répété à l’entraînement, à la différence près que l’on est dehors pour de bon.

La peur est la conséquence d’un manque de confiance


En de telles circonstances, y a-t-il de la place pour la peur ?
La peur est la conséquence d’un manque de confiance. On est formé pour avoir une confiance absolue et faire face à toutes les situations. C’est une préparation de longue durée.

Vous avez évoqué votre voyage à bord de la navette américaine. Quelle différence avec les vols spatiaux à bord de Soyouz ?
Le retour avec la navette est très différent du retour en capsule. En capsule, on est secoué, tandis que la navette c’est comme un avion. Un avion un peu spécial certes, mais c’est beaucoup plus confortable.

Quel est l’essentiel de votre activité aujourd’hui ?

Je suis le vice-président d’une société américaine, Tietronix, créée avec deux jeunes ingénieurs-chercheurs qui étaient en même temps que moi à la Nasa. Cela me donne un travail important. Nous avons ouvert une branche française en partenariat avec Télécom Bretagne à Brest. Nous travaillons pour la Nasa dans le domaine des sciences numériques, de la réalité virtuelle, la réalité augmentée, la 3D, etc. Parallèlement, nous avons des activités avec le milieu médical à Houston. 

Selon vous, que peut nous apporter l’exploration spatiale ?
L’exploration spatiale peut nous apporter de nombreuses choses que la Nasa explique très bien. Je préfère répondre de façon plus générale en disant que l’être humain a besoin d’exploration, car il est contraint de continuer à progresser. Le gêne de l’exploration est au sein de chaque être humain, à des degré divers selon les individus. Le progrès ne peut pas se passer d’exploration et l’homme est né explorateur. Le petit enfant le démontre dès sa naissance.

Que retenez-vous de votre carrière de spationaute ?
J’ai réalisé mon rêve. J’y ai travaillé et je continue encore aujourd’hui à travailler pour assouvir ma curiosité et exprimer ce gêne d’explorateur.

Propos recueillis par Laurent Le Baut

 



Jean-Loup Chrétien est né en 1938 à La Rochelle. Ingénieur de l’Ecole de l’air, il est sélectionné comme spationaute au Cnes (*) en 1980. Il effectue son premier vol spatial en 1982, au cours d’une mission franco-soviétique à bord de Soyouz. Suivront deux autres vols : en 1987 à bord de Soyouz, puis en 1997 avec la navette spatiale américaine. Il totalise 43 jours de mission dans l’espace et fut le premier européen de l’ouest a réalisé un vol spatial. Il est Commandeur de la légion d’honneur, Chevalier de l’ordre national du mérite, médaillé de l’aéronautique et Héros de l’Union soviétique au titre de ses missions à bord des vols Soyouz.

(*) Centre national d’études spatiales








Anthropologue de formation, passionnée par l’image, Sonia Naudy entame une thèse en sémiologie de la photographie en 2009 à l’Institut français de presse. Intéressée par le sort des femmes en prison, ses recherches l’amènent en Afghanistan en juin 2010. C’est le début d’un projet photographique passionnant sur les prisonnières afghanes.

Son travail a été publié dans un magazine féminin indépendant, Shi’zen, en juillet 2011, puis dans le premier numéro du magazine Là-Bas en mars 2012. Elle a également remporté des distinctions lors de concours photographiques : 3e prix du concours « Les photographies de l’année 2011 », catégorie étudiant ; prix du mérite du concours « Yonhap International Press Photo Awards 2011 ».

Jusqu'au 2 novembre, le Festival Photoreporter en baie de Saint-Brieuc présente un total de onze expositions. Elles seront visibles dans quatre lieux de l'agglomération briochine.
Cinq expositions sont présentées au Carré Rosengart, sur le port du Légué, quatre à la Maison de l'Agglo à Saint-Brieuc, une à la Maison de la Baie, à Hillion et la dernière dans le Jardin d'hiver de l'hôtel de ville de Saint-Brieuc.
Les trois sites seront ouverts gratuitement du lundi au dimanche, de 10 h à 19 h.
Un festival off propose de découvrir des photos un peu partout dans la ville. Les vitrines des commerces vides seront notamment habillées de grandes photos, façon street art.


 

Focus sur la prison de
Saint-Brieuc


Jusqu'au 2 novembre, Sonia Naudy, photographe et anthropologue, expose 30 clichés consacrés à la maison d'arrêt de Saint-Brieuc. Après Afghanistan, dans les prisons pour femmes, exposition présentée en 2012 à l'occasion de la première édition du festival Photoreporter, la jeune femme propose une nouvelle immersion carcérale photographique.

C'est un peu le hasard qui a conduit Sonia Naudy à s’intéresser au sort des prisonniers à travers le monde. Titulaire d'un master d'anthropologie, la jeune femme entame une thèse en sémiologie (*) de la photographie – sa deuxième passion - à l'Institut français de presse à Paris. "C'est à ce moment-là qu'une fondation brésilienne m'a proposé de mener une recherche anthropologique sur les femmes incarcérées avec leurs bébés. Tout est parti de là", explique la jeune femme, qui a d'emblée choisi la photographie pour appréhender le sujet avec un œil différent.

Il n'y a pas d'interdit

Son compagnon, qui est aussi photoreporter, lui propose alors de le rejoindre en Afghanistan. "Je m'y suis rendue avec l'intention de pousser la porte des prisons pour femmes. Je voulais montrer qu'il s'y passe des choses intéressantes", explique la photographe. Après de longues démarches administratives et beaucoup de patience, Sonia Naudy réussit à obtenir les autorisations pour entrer dans les prisons. Et c'est avec étonnement qu'elle découvre ce qui se passe pour ces femmes accusées d'un délit ou d'un crime et déshonorées par leur famille.
"Sans nier la dureté de la vie carcérale (violences, enfermement, isolement, maladies), je dirais que les femmes afghanes sont presque plus libres à l'intérieur qu'à l'extérieur de la prison. Comme il n'y a pas d'hommes, il n'y a pas d'interdit. Elles peuvent fumer, se maquiller, porter des manches courtes. Certaines n'ont pas de voile. A l'extérieur, et encore plus dans les campagnes, les femmes ont une vie difficile, elles portent la burqa et ne peuvent sortir de chez elles qu'en présence d'un homme de leur famille. Elle vivent cachées".

Une première en France

Sonia Naudy a exposé son premier "vrai" reportage photographique en 2012 à Saint-Brieuc, à l'occasion de la toute première édition du Festival Photoreporter. "A l'époque, j'étais allée présenter mon travail aux détenus de Saint-Brieuc. L'exposition les avait beaucoup interpellés et l'idée était née de créer un atelier photo au sein de la maison d'arrêt. Cyrille Cantin, le coordinateur culturel de la prison, a fait toutes les demandes nécessaires pour que cet atelier voie le jour. Une première en France".
L'atelier photo a débuté en septembre 2013. Pendant deux mois, à raison de deux journées par semaine, neuf détenus ont appris les bases de la photo et ont réalisé un reportage sur leur vie carcérale. "Ils ont fait un super travail et se sont beaucoup investis. L'objectif était de documenter leur quotidien, retracer le déroulement de leur journée où tout est très rythmé (promenades, visites au parloir...)". Au delà du reportage photographique, cet atelier photo avait aussi d'autres vertus. "J'ai beaucoup insisté sur le fait d'avoir une cohésion de groupe. Les détenus ont besoin de recréer du lien social et de reprendre confiance en eux. La prison désocialise complètement les individus". Une question se pose également : et à leur sortie, que se passe-t-il pour eux ? "L'atelier photo fait en quelque sorte partie de cette préparation à l'après prison, dont l'objectif est de se réintégrer dans la société".

"Saisir des instants de leur vie"

Le travail des détenus de la maison d'arrêt de Saint-Brieuc a débouché sur une exposition de 30 clichés, sous la forme de trois triptyques, qui sont exposés jusqu’au 2 novembre au Carré Rosengart, sur le port du Légué. "C'est un mélange de mon travail et de celui des détenus. Moi aussi, j'ai photographié le quotidien de cette petite prison. Les personnels pénitentiaires m'ont notamment permis de comprendre leur métier, saisir des instants de leur vie".  Ensuite, il a fallu obtenir des autorisations, notamment de la direction interrégionale des prisons. "Les contraintes administratives sont fortes. Mon travail a été vu à plusieurs échelons. Jusqu'au dernier moment, on craignait vraiment de ne pas pouvoir exposer".

Nolwenn Tirel

(*) La sémiologie est l'étude des symboles et des signes.

Mur antibruit sur l'axe Guigamp-Lannion au niveau de la section Buhulien-Caouënnec. Photo : Thierry Jeandot

Jusqu'au 24 novembre, le PPBE est consultable sur notre site internet ou en version papier à l'accueil du Conseil général, 9, place du général de Gaulle et dans les Maisons du Département, avec pour le public la possibilité de déposer des observations. A l'issue de cette consultation, un bilan de concertation sera établi par les services du Département et sera intégré au dossier du PPBE, qui pourra être éventuellement modifié en fonction des observations des citoyens.
Le précédent Plan de Prévention du Bruit dans l'Environnement concernant les routes à plus de 16 400 véhicules par jour a été approuvé par l'Assemblée départementale le 4 mars 2013.

Consulter la page sur cotesdarmor.fr

Consulter l'avis d'ouverture de consultation publique

Routes départementales supportant un trafic supérieur à 8 200 véhicules par jour

 

 

Pour la prévention des nuisances sonores


Le Département vient d'arrêter, avant sa mise à la consultation, son plan de prévention du bruit dans l'environnement (PPBE) concernant les routes départementales à plus de 8 200 véhicules par jour. Objectif : d'une part, recenser les secteurs où la proximité d'une route départementale à fort trafic peut poser des problèmes aux riverains et d'autre part, présenter les politiques départementales qui participent à la réduction du bruit dans l'environnement.


Saviez-vous que le bruit routier est la principale source de nuisances sonores en Côtes d'Armor ? Le projet de plan de prévention du bruit dans l'environnement 2015, qui concerne les routes départementales supportant un trafic supérieur à 8 200 véhicules par jour, vient d'être validé par les élus départementaux. Le PPBE recense les secteurs où la population subit le plus de pollution sonore et présente les actions départementales qui participent à la réduction du bruit. Des carte de bruit ont été établies grâce à une modélisation acoustique par les services de l'État. Elles recensent 137,6 km de routes départementales concernées (pour un réseau de plus de 4 500 km). L'analyse de ces cartographies a permis d'identifier 38 "zones de bruit excessif" présentant un total de 112 logements (environ 260 personnes). Une zone de bruit excessif est définie par un volume sonore extérieur atteignant ou dépassant le seuil légal de 68 dB, sachant que le seuil de risque pour la santé humaine est de 85 dB.

A titre de comparaison, une personne subit 90 dB ponctuellement lorsqu'un poids lourd passe à 1 m d'elle ; 80 dB à 1 m d'une voie de circulation intense ; ou encore 70 dB à 5 m d'une voie de circulation importante.

Privilégier la réalisation de voies de contournement des villes et des agglomérations

Les actions du Département qui participent à la réduction du bruit dans l'environnement portent principalement sur les investissements routiers ou sur le renouvellement des couches de roulement (revêtement) dans le cadre de l'entretien du réseau routier. Dans le premier cas, cela porte ou sur les déviations et les contournements d'agglomération qui, de part leur positionnement, suppriment une partie des nuisances acoustiques des secteurs en agglomération (rocade de déplacements briochine par exemple). On accompagnent alors de protections acoustiques complémentaires (merlons ou murs acoustiques) qui sont mises en œuvre en fonction du résultat de l'étude acoustique spécifique avec une obligation de résultat.
Ou, cela passe par l'aménagement en place d'axes routiers (exemple de la RD 767, de la RD 700, de la RD 7…) pour lesquelles des protections acoustiques sont mises en œuvre pour les habitations préexistantes conformément à la réglementation.

Bernard Bossard

Partenaires du projet et résidants s’étaient donné rendez-vous pour inaugurer cet habitat adapté aux personnes en situation de handicap. Photo : Thierry Jeandot
Une rampe permet de relier entre eux les cinq logements. Photo : Thierry Jeandot

Une initiative exemplaire à Trégueux

C’est une initiative innovante visant à favoriser la citoyenneté des personnes en situation de handicap. Fin septembre, un ensemble de cinq logements destinés à des personnes atteintes d’infirmité motrice cérébrale a été inauguré à Trégueux. Objectif : offrir une alternative à la vie en établissement.

Avec leur joli bardage en bois, les cinq pavillons conçus pour des personnes en situation de handicap ont plutôt fière allure. « Il s’agit du premier habitat regroupé de cette ampleur en Bretagne, pensé pour les personnes atteintes d’infirmité motrice cérébrale, avec une domotique adaptée à leurs besoins », tient à souligner François Baudouin, vice-président de l’Association départementale des infirmes moteurs cérébraux des Côtes d’Armor (Adimc22).
L’infirmité motrice cérébrale désigne un groupe de troubles permanents affectant la posture et les mouvements de la personne, pouvant aussi être accompagnés de troubles sensoriels et cognitifs. A l’origine de ce handicap, divers événements ayant provoqué des atteintes du cerveau, soit au niveau du fœtus ou du nourrisson.

Domotique omniprésente

Ce sont cinq logements de plain-pied adaptés à ces personnes qui ont été inaugurés à Trégueux : un T4 de 102 m² et quatre T2 de 53 m².  Six résidants y sont entrés à partir du 15 juin. La domotique y est omniprésente : ouverture télécommandée des portes, rails de transfert au plafond des chambres, plans de cuisine ajustables, etc.
Une rampe permet en outre de relier les cinq logements entre eux et un bureau a même été aménagé dans le T4 pour y accueillir un veilleur et une auxiliaire de vie en journée. « Le problème avec ces pathologies, c’est que les personnes ont besoin d’être retournées la nuit, explique François Baudouin. Grâce à la Prestation de compensation du handicap (PCH), on est parvenu, en mutualisant les aides des six locataires, à financer cette présence indispensable. A tout moment, les locataires peuvent appeler le veilleur en appuyant sur un simple bouton. Sans la loi de 2005 sur le handicap, nous n’aurions jamais pu concrétiser un tel projet. Nous aimerions désormais que d’autres exemples voient le jour dans le département ».

Appel à projets

L’enjeu : offrir aux personnes qui le souhaitent une alternative à la vie en établissement et la possibilité de vivre dans leur propre domicile. A Trégueux, les cinq pavillons se situent au cœur du lotissement d’Armor composé de 12 pavillons familiaux, à moins de 800 m du bourg et à 800 m de l’hôpital Yves-Le-Foll. Jean-Marie Lefranc, président de l’Adimc22, s’est d’ailleurs réjouit des liens qui d’ores et déjà s’établissent entre les résidants et les habitants du quartier.
Au départ de cette initiative innovante, il y a un appel à projets « Colocation et habitat regroupé » lancé par le Conseil général, dans le cadre de son schéma 2008-2012 d’orientation médico-sociale en faveur des personnes en situation de handicap. « Nous avons répondu à cet appel à projets, indique François Baudouin. Notre association est propriétaire du terrain et Côtes d’Armor habitat intervient en tant que bailleur social ». Coût total de cette opération, fruit d’un partenariat entre l’Adimc22, Côtes d’Armor Habitat, Saint-Brieuc Agglomération et le Conseil général : 575 553 €.

Laurent Le Baut




Photos : Philippe Josselin

Réalisé par les équipe de France 3 Bretagne, le web-documentaires Les légendes du Rhum revient sur les neuf victoires de ces hommes et femmes d'exception.

Par Michel Chatellier

Le cap Fréhel, un espace protégé

Sur la Route du Rhum

Le 2 novembre, le cap Fréhel sera LE point de vue pour admirer les 86 voiliers majestueux engagés dans la course vers les Antilles. Près de 60.000 personnes sont attendues sur cette pointe à la fois magnifique et fragile. Le Conseil général s'associe pleinement à cet événement que nous proposons d'aborder dans le sens pratique.

Cap sur le cap.

En bateau. Sans vouloir douter de vos talents de navigateur, il faut bien savoir que le départ de la Route du Rhum, c'est un peu ambiance serré-serré sur l'eau. Alors, la prudence est de mise pour éviter les collisions, d'autant qu'en plus du grand nombre d'embarcations présentes, le cap Fréhel présente de nombreux pièges.
En voiture. Un plan de circulation (voir carte) est prévu pour réguler le trafic entre les services de secours, les navettes et les voitures.
A pieds ou à vélo. Cette virée au cap Fréhel peut être une bonne occasion de profiter du sentier de grande randonnée GR34. En partant des Sables-d'Or, de Pléherel-Plages (ouest) ou de fort La Latte (est), on est à quelques kilomètres du cap, avec une succession de vues magnifiques. Quant aux cyclistes, ils peuvent désormais profiter d'une section récemment aménagée de la Littorale.

Où larguer les amarres ?

9 000 places seront disponibles aux abords du site dans l'un des six parkings, dont l'un assure le stationnement PMR (Personnes à Mobilité Réduite). Aussi, un parking vélo sera ouvert au plus proche du cap. N'hésitez pas à mettre vos vélos sur votre véhicule pour rejoindre les parkings auto et continuez en pédalant pour vous approcher de la pointe.

Des navettes gratuites sont prévues. 20 Tibus assureront les rotations pour approcher le public du site.

Oh mon bateau ohohoh.

Le départ de la course sera donné au large de Saint-Malo à 14  heures. Les 86 géants des mers ne pourraient mettre que quelques minutes pour atteindre le cap Fréhel mais ils feront durer le plaisir une petite heure. Ensuite, à fond, à fond, à fond !

Ohé ohé ohé ohé.

Plusieurs Costarmoricains sont engagés dans la course : parmi eux, Yann Eliès, l'un des favoris, le Guingampais Antoine Michel court pour la Fondation Saint-Sauveur ou encore Hervé de Carlan. Bien sûr tous les engagés auront bien besoin des encouragements des dizaines de milliers de spectateurs.

Pourquoi le Cap Fréhel ?

Les skippers doivent y virer une bouée en la laissant à tribord avant de prendre le large en direction de Ouessant. Ce passage oblige les bateaux à la proximité avec la côte et permet aux spectateurs de profiter d'un spectacle sur l'eau exceptionnel.

L'air du large, ça creuse.

Si la pratique du pique-nique fait partie intégrante d'un départ de Route du rhum depuis le cap Fréhel, sachez que des associations locales assureront un service de petite restauration. Si vous n'êtes pas fan de glacière et de chaises pliantes...

Ne pas perdre une miette et faire place nette.

Parmi les équipements indispensables, et malgré les poubelles présentes sur place, il faut penser à se munir de sacs poubelle pour ne rien laisser après son passage. Les sentiers sont délimités pour ne pas s'en écarter et il est périlleux d'escalader les rochers. L'affluence extraordinaire doit inciter à la prudence pour éviter tout mouvement de foule. Ce serait bête...

Une signalétique de sensibilisation sera installée pour inciter chacun au maximum de bon sens et de respect de la nature.

Vue d'ici
Vidéo

La forêt d'Avaugour Bois-Meur

Grâce à la coopération entre l'ensemble des forces en présence (professionnels de la filière, Etat, collectivités, associations locales), la forêt d'Avaugour Bois-Meur s'est redressée après le terrible ouragan de 1987. Ce lieu superbe fut le théâtre d'une grande fête de la forêt, les 11 et 12 octobre derniers.

Rencontre

Chaque mois, dans Côtes d'Armor Magazine, nous proposons à une personnalité de se prêter au jeu du portrait chinois. Julie Budet, et si vous êtiez ?

Un film : Je serais les films "Wayne's world 1 et 2", des comédies américaines qui ont bercé mon adolescence et que j'aime toujours autant. C'est complètement loufoque, décalé mais tellement drôle ! Je m'y reconnais totalement !

Voir la bande-annonce

Une chanson : Je serais Running Up That Hill de Kate Bush, d'une part parce que j'ai beaucoup d'attachement pour cette chanson qui me rappelle un départ en vacances en famille. Je me souviens avoir tout de suite été attrapée par ce morceau. D'autre part j'ai compris les paroles bien plus tard, j'ai trouvé ça très beau et puissant. 

Voir le clip officiel

Un livre : Le Petit Prince de St Exupéry. Toujours en lien avec l'enfance et le fait d'avoir été marqué fortement. Parfois il faut du temps pour comprendre la force des mots et des images et les résonances qu'il peut y avoir en nous.

Une citation : « Tout vient à point, qui sait attendre » de François Rabelais.
Elle me représente bien je crois, patiente mais pas non plus passive. Il faut juste parfois laisser le temps faire son œuvre. Je suis persuadée qu'il y a de bons moments pour faire des choix et avancer et d'autres où il faut attendre son tour et savoir patienter.

Un endroit des Côtes d'Armor : La pointe du Roselier pour pouvoir observer la baie reste l'endroit que je préfère. Le paysage change tout le temps et la vue est incroyable ! J'y viens très souvent, je trouve que c'est très apaisant et ressourçant.

Spectacle

Du 23 au 26 octobre, tous aux jardins ! Le Conseil général, l'association Parcs et jardins de Bretagne et les propriétaires de 15 pars et jardins du département s'associent pour présenter, dans ces endroits magnifiques, des spectacles (musique, danse, poésie), des conférences, des visites, bref une série d'animations en tout genre. La liste des jardins et le programme en détail sont à consulter sur la page dédiée de cotesdarmor.fr. Un fragment de photo de jardin est également visible sur l'une des pages de cet e-magazine...

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Du 23 au 26 octobre, tous aux jardins ! Le Conseil général, l'association Parcs et jardins de Bretagne et les propriétaires de 15 pars et jardins du département s'associent pour présenter, dans ces endroits magnifiques, des spectacles (musique, danse, poésie), des conférences, des visites, bref une série d'animations en tout genre. La liste des jardins et le programme en détail sont à consulter sur la page dédiée de cotesdarmor.fr. Un fragment de photo de jardin est également visible sur l'une des pages de cet e-magazine...

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Exposition

Camille Nuri, l'artiste peintre que nous avions rencontré pour le Côtes d'Armor magazine de décembre 2013, expose jusqu'au 26 octobre à l'Atelier blanc à Lannion. Les oeuvres exposées sont réunies autour du thème Hommage aux femmes, dont voici un aperçu.


Vidéo

La première Fête des P'tits vélos a eu lieu le 10 mai 2014 dans la cour du château de Quintin. Des ateliers vidéo, partie intégrante du projet, étaient organisés en amont de la fête. Le film qui suit en est le résultat.

 

Exposition

Pour cette biennale proposée par le Conseil général et Itinéraires bis, plus de 150 artistes et artisans ouvrent leurs ateliers du 8 au 11 novembre. Sculptures, photographies,  vitraux, peintures, poteries sont parmi les domaines et métiers représentés sur l'ensemble du territoire costarmoricain.

Horaires des visites : de 10 h à 12 h puis de 14 h à 18 h.

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Musique

Le festival de Lanvellec en vidéo

On parle souvent du festival de Lanvellec et de la pièce unique autour duquel la manifestation s'est construite, l'orgue du facteur anglais Robert Dallam. Ce document vidéo illustre en images et en musique l'esprit de la manifestation.

Musique

Découvert lorsqu'il vivait dans la région lyonnaise, Nicolas Nourrit sort début novembre son troisième album studio. Installé en Côtes d'Armor depuis quelques années, il a enregistré son disque, A pieds joints, au studio Kerwax de Loguivy-Plougras. Le lancement officiel est prévu au bar le Fût chantant à Saint-Brieuc le 8 novembre (20 h 30). La veille, il jouera en première partie de la Rue Kétanou au Quai des rêves à Lamballe. En attendant, on écoute Aby, l'un des treize morceaux que compte le disque.

Audio

Aby Aby 

Rendez-vous

Le dispositif d'accompagnement de projets musicaux émergents en Côtes d'Armor, initié par le Conseil général et coordonné par Itinéraires bis, recevra les candidatures des postulants à compter du 15 septembre, jusqu'au 23 octobre. Sélectionnés sur dossier, quatre groupes disposeront tous d'un suivi personnalisés. Jusqu'à présent, les sélections, progressives, élisaient deux lauréats.

Musiciens installés en Côtes d'Armor, pour les candidatures, c'est par là >>>

 

 

Découvrez la photo mystère de ce numéro

 

Chaque mois, nous vous proposons de jouer à deviner ce qui se cache derrière la photo mystère. Avec pour seul indice un fragment d'un cliché, parfois quelques mots, un lieu, un événement voire une personnalité seront à découvrir. Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous et de renseigner le court formulaire. Bonne chance, des lots très divers récompenseront chaque mois (au moins) 5 gagnants.

Participer

Retrouvez le neuvième numéro de 2.2 e-magazine dès le 15 novembre

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