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Rencontre
Loïc Sorin, Cité du goût et des saveurs

Dix ans d'éducation
au bien manger

La Cité du Goût, en Côtes d'Armor fête ses dix ans d'existence. Pendant toutes ces années, elle a mené, notamment, un travail remarquable d'éducation au bien-manger.
La promotion d'une alimentation saine est un objectif qui me tient également à cœur. Parce qu'une alimentation de qualité repose sur une chaîne économique saine, qui va du mode de production à la valorisation du produit. Le Conseil général, qui a placé le développement durable des territoires au cœur de ses priorités, s'est en conséquence engagé à favoriser l'essor des circuits vertueux dans l'économie alimentaire. Nous y travaillons en partenaires, avec, entre autres, la Cité du Goût.
Ces valeurs ont un impact positif sur tout le champ de nos compétences. Je pense à une autre de nos priorités : l'éducation ! Les collèges, que nous gérons au quotidien, résument parfaitement cela : nous expérimentons à leur profit des plates-formes d'approvisionnement local pour les repas des cantines. Nous sensibilisons à la réduction des déchets issus des repas collectifs.
Nous prouvons, chaque jour, que les compétences de la collectivité départementale peuvent, avec une volonté politique affirmée, favoriser les marchés économiques de proximité. C'est essentiel pour la création d'emplois durables. Mais aussi, pour l'essor d'une citoyenneté qui œuvre, à travers l'apprentissage du goût, au soutien, et au respect de son bassin de vie.

Claudy Lebreton
Président du Département des Côtes d'Armor

Photo : Thierry Jeandot

En chiffres

20.000

C'est le nombre de personnes ayant visité les expositions du festival Photoreporter à Saint-Brieuc. La troisième édition de cette manifestation dédiée au photoreportage s'est déroulée du 11 octobre au 2 novembre. Une dizaine de reportages y était réunie. Prochain rendez-vous en octobre 2015.

Initiatives

Cette épice est la plus chère au monde. Comptez 30.000 euros pour un kilo (oui, vous avez bien lu). Jusqu'au XIXe siècle, le premier pays producteur de Safran était la France. Aujourd'hui, nous l'importons car les 200 productions françaises ne suffisent pas à couvrir les besoins. Isabelle Caillé de la Safranière des faluns a démarré son exploitation voici quatre ans. Elle est au sommaire du Côtes d'Armor de décembre, on la retrouve également dans ce sujet d'Armor Tv.

Actualité

Cette épice est la plus chère au monde. Comptez 30.000 euros pour un kilo (oui, vous avez bien lu). Jusqu'au XIXe siècle, le premier pays producteur de Safran était la France. Aujourd'hui, nous l'importons car les 200 productions françaises ne suffisent pas à couvrir les besoins. Isabelle Caillé de la Safranière des faluns a démarré son exploitation voici quatre ans. Elle est au sommaire du Côtes d'Armor de décembre, on la retrouve également dans ce sujet d'Armor Tv.

Exposition

Alors que le mois de novembre est l'occasion de commémorer l'armistice qui, le 11 novembre 1918 marqua la fin de la Grande Guerre, les Archives départementales poursuivent le travail de mémoire en multipliant les actions.
Une exposition itinérante A l'école comme à la guerre vient d'être éditée, elle va désormais circuler dans les établissements scolaires costarmoricains.
La deuxième journée "Grande collecte" vient d'avoir lieu. Les pièces récoltées seront enregistrées et numérisées. La première collecte avait permis de réunir un grand nombre d'objets en tous genres. Le web-documentaire réalisé par les services du Conseil général, Les Côtes d'Armor dans la Grande Guerre, en présente une partie. Ce document en ligne est évolutif, sachez que son contenu s'enrichit régulièrement.
Ce devoir de mémoire porté par les Archives prend très souvent la forme de collaborations avec les milieux scolaires. Comme avec ces lycéens de Dinan. Avec l'aide des Archives, ils se sont penchés, avec leur enseignant Gilles Bourrien, sur le cas du traitement des prisonniers de guerre allemands pour réaliser un document vidéo.

 

 

Actualité

Photo : Philippe Josselin

Dimanche 2 novembre, si la journée fut quelque peu contrariée par un régime d'averses, le départ de la Route du Rhum depuis le Cap Fréhel a tenu toutes ses promesses. Des dizaines de milliers de personnes sont venues encourager la centaine de skippers partis de Saint-Malo en direction de la Guadeloupe. Un rendez-vous populaire à voir en vidéo avec ce sujet d'Armor Tv.

Initiatives

La fin du monde est pour bientôt ? Ouf, on nous annonce la venue en Côtes d'Armor des Men in Blic. A retrouver sur le réseau social Facebook sur la "Blic"...

Patrimoine

L'émission Des racines et des ailes du 5 novembre 2014 fut en bonne partie consacrée au rivage costarmoricain. Ainsi, du château du Taureau en baie voisine de Morlaix jusqu'au Cap Fréhel, le programme offre un panorama d'images très belles de quelques-uns des joyaux qu'héberge la côte nord bretonne. Pour revoir l'ensemble de l'émission, celle-ci est présentée en six parties sur Youtube. Voici le début :

Patrimoine

© Fondation Charles de Gaulle

La croix de Lorraine en granit de Ploumanac’h

La croix de Lorraine, inaugurée le 18 juin 1972 au mémorial Charles-de-Gaulle de Colombey-les-Deux-Eglises, a été réalisée en granit rose de Ploumanac’h. C’est l’entreprise Hignard, laquelle exploite depuis 1967 une carrière de granit à La Clarté, qui a été retenue pour cette commande de prestige. Pourtant, ce marché aurait dû revenir aux granitiers du Tarn, alors moins chers que leurs concurrents bretons. C’était sans compter sur le veto d’Yvonne de Gaulle. Cette dernière demanda en effet à ce que la croix utilise du granit breton, rappelant que les premiers à rejoindre son mari à Londres furent… des habitants de l’île de Sein.
> Une anecdote à retrouver en pages Patrimoine du magazine Côtes d’Armor de décembre

Initiatives

La Direction des services de l'Education nationale des Côtes d'Armor est à l'initiative, avec une série de partenaires, de la création d'une mallette de prévention contre les jeux dangereux à l'école. Qu'il s'agisse du jeu du foulard, de celui de la tomate ou d'autres, aucune cour d'école n'échappe à ces pratiques inconscientes et tragiques. Une vingtaine d'enfants en meurent encore chaque année. Cette mallette prévue pour être distribuée au corps enseignant pourrait également être diffusée dans les centres de loisirs départementaux.
Voir le sujet d'Armor Tv.

 

 

Solidarités

Huit Clics en un clic

Les Clics sont comme des guichets uniques pour toutes les personnes en recherche d'informations sur les dispositifs d'accompagnement du vieillissement. Huit Clics se répartissent la couverture du territoire costarmoricain. Vous trouverez sur cotesdarmor.fr une documentation à jour sur ces structures.

Solidarités

Le nouvel Ehpad d'Eréac vient d'être inauguré. Outre une architecture particulièrement colorée et moderne, l'établissement propose une salle de télémédecine. Cela signifie qu'à distance, des spécialistes peuvent être sollicités pour un diagnostic sur des malades. Ce service n'est pas réservé aux seuls pensionnaires de l'Ehpad, il évitera à des patients d'avoir à parcourir de longues distances pour consulter les meilleurs spécialistes.

En chiffres

1543

C'est le nombre de femmes à avoir contacté, en 2013, les services de police et de gendarmerie des Côtes d'Armor pour des faits de violences dont 63 victimes de viols (dont 35 mineures). Le 25 novembre 2014 sera placé sous le signe de la lutte contre les violences faites aux femmes. Cette journée spéciale existe depuis 1999, elle permet d'attirer l'attention de l'opinion publique sur le chemin à parcourir pour que cessent toutes les violences, physiques et morales, à l'égard des femmes.

 

 

« Notre force,
c'est notre réseau »

Cette année, la Cité du goût et des saveurs, créée à l’initiative de la Chambre de métiers et de l’artisanat des Côtes d’Armor en 2004, célèbre ses dix ans d’existence. Dix ans d’ateliers culinaires, dix ans de promotion de l’artisanat, dix ans d’éducation au bien-manger. Sa notoriété s’étend désormais au-delà des Côtes d’Armor, puisque d’autres départements s’approprient le concept, au sein du futur réseau des Cités du goût et des saveurs, bientôt officialisé. Explication de ce succès avec Loïc Sorin, responsable de la Cité du goût.

2.2 e-magazine : Racontez-nous comment est née la Cité du goût et des saveurs ?
Loïc Sorin :
Il y a dix ans, on sortait de crises alimentaires successives : la vache folle, la dioxine… Or, il arrive un moment où le consommateur se pose plusieurs questions sur l’alimentation. A cela s’ajoutait le contexte local, à savoir un territoire marqué par la forte présence de l’industrie agroalimentaire et celle d’une agriculture intensive. On a senti que l’artisanat alimentaire pouvait rencontrer des difficultés à se positionner avec des produits de qualité dans ce paysage.

Quelles conclusions en avez-vous tiré ?
Dans un premier temps, nous nous sommes dits qu’il fallait faire sortir les artisans de leurs cuisines et de leurs laboratoires pour aller à la rencontre du public, afin d’expliquer comment ils travaillent, quels sont leurs produits, leurs savoir-faire. Cela s’est traduit par la mise en place d’ateliers culinaires pour adultes animés par des professionnels. Rapidement, on s’est dit qu’il fallait aussi s’adresser aux enfants, grâce à des outils et des ateliers spécifiques. Les enfants sont prescripteurs. On sait que les messages qu’on leur transmet vont aller dans les familles et à l’école. On a fait le calcul, en dix ans nous avons touché environ 8 000 enfants à travers nos ateliers.

A quoi se résument vos missions aujourd’hui ?
Elles s’articulent autour de trois axes : l’accompagnement du secteur alimentaire et artisanal, la promotion de ce secteur et la formation. Nous suivons par exemple les primo créateurs et les repreneurs d’entreprises. Nous accompagnons aussi la profession vers de nouveaux marchés. C’est tout le sens de l’action collective que nous menons avec le Conseil général à travers le projet Deal (*) qui vise à développer les circuits alimentaires de proximité. Quant à la promotion, elle passe notamment par les ateliers culinaires pour les adultes et les enfants. Nous organisons aussi, chaque année, des conférences sur l’alimentation des seniors, des enfants de 6 mois à 3 ans et des sportifs. Sans oublier notre participation à des événements extérieurs.

« On a un côté décalé »

Le concept Cité du goût et des saveurs est actuellement transposé dans d’autres départements. Pouvez-vous nous en dire davantage ?
Nous sommes propriétaires de la marque et nous signons des conventions avec d’autres chambres de métiers intéressées par le concept. Cela se passe en trois temps. Nous réalisons un audit du territoire qui veut rejoindre le réseau, puis nous signons la convention, et ensuite nous faisons de l’accompagnement. Aujourd’hui, les signataires sont le Finistère, le Gard, la Loire-Atlantique, l’Ariège, la Savoie, la Guyane et la Réunion. Nous sommes en négociations avec la Corse, les Pyrénées-Atlantiques et la Guadeloupe. A terme, nous serons une douzaine et le réseau « Cité du goût et des saveurs » sera officialisé en janvier. Il nous reste encore à définir son statut. 

Quel est l’intérêt de ce réseau ?
Nous réfléchissons à la manière dont on va mutualiser nos outils et nos actions. Il existe des problématiques similaires. Il s’agit de les identifier et de les travailler collectivement.

Pourquoi le concept séduit-il autant selon vous ?
Parce que nous avons une démarche innovante dans l’artisanat, avec une approche « marché » plus que réglementaire. Il y a aussi un côté vitrine, nous apportons de la notoriété à la Chambre de métiers. Enfin, on s’autofinance, ce qui n’est pas neutre dans le contexte actuel.

Qu’est-ce qui a fait votre force durant ces dix années ?
Notre force, c’est notre réseau. Pour une action donnée, on va chercher les gens qui ont les compétences. On est capable d’individualiser notre offre en fonction des attentes des gens avec qui nous travaillons. Notre deuxième point fort est de se positionner là où les autres ne sont pas. On a un côté décalé, ça se voit avec le cahier pédagogique que nous avons édité pour les enfants, ou encore avec le cycle de conférences « Pas de retraite pour la fourchette » consacré à l’alimentation des seniors.

De quoi êtes-vous le plus fiers finalement ?
D’une petite idée partie des Côtes d’Armor, nous avons réussi à développer un réseau national voire européen. En outre, on sert l’artisanat avec des actions qui ont un sens. 

Propos recueillis par Laurent Le Baut

(*) Développement économique par l'alimentation locale.

 

 

Photo : Thierry Jeandot


La Cité du goût et des saveurs organise chaque année entre 80 et 100 ateliers culinaires à destination des adultes sur son site de Ploufragan, mais aussi à Dinan et Lannion. Elle s'appuie pour cela sur un réseau de 45 professionnels, qui interviennent également lors des formations. L'équipe permanente est quant à elle constituée de quatre personnes. Certains de ces ateliers sont animés par des chefs étoilés du département, heureux de partager leur passion et leur savoir-faire.

Télécharger la programmation des ateliers culinaires 2014-2015

Des films qui donnent envie de changer le monde

En 2012, le documentaire « Tous au Larzac » remporte le César du Meilleur film documentaire. Son auteur : Christian Rouaud, que Le Mois du film documentaire aura l'honneur de recevoir fin novembre, à Paimpol, où six de ses films seront projetés. Rencontre avec un réalisateur fondamentalement optimiste et profondément humaniste. Un grand bol d'air frais, d'enthousiasme et d'utopies en marche.

2.2 e-magazine : A 43 ans, vous décidez de devenir réalisateur après avoir été pendant 20 ans professeur de lettres. Pourquoi cette reconversion ?
Christian Rouaud :
C'est le résultat d'un long processus. J'ai toujours été fasciné par le cinéma, mais cet univers me semblait inaccessible parce que je venais d'un milieu populaire. Quand je suis devenu prof, j'ai acheté une caméra que j'ai utilisée dans le cadre de l'enseignement du français. Au bout de quelques années, j'ai créé un magazine vidéo au collège, mis en place un plateau TV... L'audiovisuel est devenu mon outil pédagogique de prédilection, ce qui me permettait, de façon détournée, de me rapprocher du métier. Au bout de 10 ans, j'ai voulu aller plus loin, je me suis formé à l'audiovisuel, puis j'ai commencé moi-même à former des enseignants. Ensuite je me suis mis à faire des films, en réponse à des commandes du système éducatif, et quand j'ai eu 45 ans, j'ai démissionné pour me consacrer entièrement à la réalisation.

Pourquoi le choix de documentaires plutôt que de la fiction ?
Quand on se lance si tard dans le cinéma, on ne connaît personne, on n'a pas de carnet d'adresse. Il a donc fallu que j'avance seul, en partant de rien, avec mes seules convictions, mes seules compétences techniques, et mes seules envies. Tout ce que je savais, c'est que je souhaitais cadrer, organiser le monde en fonction de ce rectangle qu'est l'écran, et que j'avais envie de filmer le réel. Le choix du documentaire s'est donc imposé à moi naturellement, avec un premier film qui portait sur le vécu d'anciens élèves dans les cités pendant les années 1970.

Vous n'avez réalisé qu'une fiction. Envisagez-vous de renouveler l'expérience ?
J'ai écrit effectivement un court-métrage de fiction, Le Sujet, pour questionner le rapport entre le réalisateur de documentaire et son personnage. Cette question-là me fascine. Que se passe-t-il dans la relation filmeur-filmé ?  Pourquoi accepte-ton d'être filmé ? Pourquoi veut-on montrer la vie des autres ? Quel risque fait-on courir à nos personnages, transformés soudain en « chair à caméra » ? Ce court-métrage a été beaucoup vu, dans les festivals et en salles, on m'a encouragé à écrire un long-métrage de fiction, qui finalement n'a pas pu voir le jour. Je suis retourné au documentaire, mais je ne ferme pas la porte à la fiction !

Tous au Larzac, Le portrait de Bernard Lambert... Vos films sont souvent traversés par les luttes paysannes. D'où vous vient cette envie ?
Au départ j'ai voulu faire un film sur Bernard Lambert, personnage exaltant, orateur magnifique, qui m'avait fait pleurer dans des meetings. C'était un paysan de Loire-Atlantique, député à 27 ans puis figure mythique des luttes paysannes dans l'Ouest au cours des années 1970. C'est lui qui a fondé le mouvement des « Paysans travailleurs », ancêtre de la Confédération paysanne. Suite à la diffusion de ce film, je me suis rendu compte que la question de la lutte n'intéressait pas que moi. J'ai donc réalisé Les Lip, l'imagination au pouvoir, qui revenait sur le combat des ouvriers de l'usine Lip de Besançon, puis Tous au Larzac. Ce qui me fascine dans le récit de ces luttes, c'est le rapport entre le collectif et l'individu, c'est la façon dont les gens se transforment en agissant ensemble. Alors qu'ils répondent simplement à une agression, ils découvrent en eux, dans le combat, des qualités qu'ils ne soupçonnaient pas et se révèlent aux autres et à eux-mêmes.

Je fais plutôt des films d'Histoire

Vous réalisez des films militants ?
Les vrais militants sont ceux qui vont au front et qui filment pendant la lutte, pour la populariser ou pour en influencer le cours. Moi je fais plutôt des films d'Histoire. J'essaie de donner un écho contemporain aux luttes du passé parce que je crois qu'on peut apprendre d'elles pour se battre aujourd'hui. Les luttes des Lip et des paysans du Larzac disent haut et fort qu'il n'y a pas de fatalité, qu'on peut toujours se lever et dire NON à l'inacceptable, et cela de façon parfaitement démocratique et non-violente. Si mes films peuvent donner aux spectateurs l'envie de bouger plutôt que de subir, je serais comblé. Peut-on appeler cela un acte militant ?

Avoir obtenu en 2012 le César du Meilleur film documentaire pour Tous au Larzac a t-il changé quelque chose pour vous ?
Cette reconnaissance de la profession est très agréable, je ne peux pas le nier, mais ne change pas  fondamentalement les choses. Obtenir un César ne rend pas forcément le travail plus facile, on doit toujours faire ses preuves. Mettre en route un nouveau film, c'est d'une certaine façon recommencer à zéro, notamment en termes de financement. Mais évidemment j'ai été très touché de cette récompense et également très heureux pour les habitants du Larzac qui se le sont approprié, comme s'il leur donnait une légitimité supplémentaire.

Vos films s'attachent souvent à dresser des portraits de personnes que vous semblez admirer...
Le documentaire me permet de rencontrer des gens qui me fascinent et j'essaie de faire partager mes enthousiasmes. A un moment donné, leur consacrer un film devient pour moi une évidence. Je me suis aperçu récemment que tous mes films sont des portraits, le plus souvent au milieu d'un groupe. Je ne sais faire que cela sans doute, mais je ne m'en plains pas car les histoires que je raconte ne m'intéressent qu'à travers les personnages qui les portent. La lutte, les aléas de la vie, les épreuves, tout cela les bouscule : ils se tiennent debout et se battent et c'est pour cela qu'ils sont si attachants.

Vous pourriez filmer vos ennemis ?
Non, assurément. C'est très compliqué de filmer l'ennemi. Braquer sa caméra sur quelqu'un , c'est forcément créer de l'empathie, lui donner une chance de séduire. Chacun porte un morceau d'humanité en lui, même le plus pourri des hommes. Et il y a des causes abominables soutenues par de gentils pères de familles, joviaux et bons vivants, qui sont, comme disent les journalistes « de bons clients » et qu'on invite sur tous les plateaux parce qu'ils font le buzz. Qui manipule qui alors ? Pour ma part je ne veux pas courir le risque de rendre attirants des gens dont je combats les choix politiques. J'ajoute qu'il y a une tendance dans les médias à renvoyer tout le monde dos à dos, grâce à des débats binaires, POUR ou CONTRE, qui ne font pas avancer la réflexion d'un iota, mais donnent l'apparence de « l'objectivité », mot obscène à mes yeux, qui ne sert qu'à masquer des prises de positions bien réelles. Pour moi le documentaire affirme haut et fort un point de vue, choisit son camp et dit « je ». Ce qui n'exclut nullement la complexité, les contradictions, et le débat.

Je suis fondamentalement optimiste

Il ressort beaucoup de vitalité et de bonheur dans vos films...
Je suis fondamentalement optimiste. Malgré l'état de la planète, les guerres, les tensions, les régressions religieuses, les injustices insupportables, je suis convaincu que globalement on avance, en dépit les apparences. Je suis persuadé que les hommes vont trouver les ressources pour faire évoluer le monde dans un sens différent. Il y en a des signes nombreux. Si on ouvre un peu les yeux sur la multitude d'expériences collectives alternatives, il y a vraiment de quoi espérer. On sort souvent accablé des films documentaires, et c'est vrai qu'il y a parfois matière à perdre le moral. Moi j'ai envie que mes films donnent envie de bouger, j'ai envie qu'on y rie de bon cœur parce que la lutte collective, c'est gai et que le rire est communicatif. Je n'ai pas envie de ronchonner, j'ai envie de vivre et de partager cela avec le public. C'est pourquoi j'accompagne beaucoup mes films dans les salles où ils sont projetés, les débats sur les questions qu'ils soulèvent font partie intégrante de mon travail de cinéaste.

Vous proposez une vision du monde... Dans ce sens, on peut dire que vos films sont politiques ? 
Si vous voulez, à condition de donner au mot politique son sens le plus ancien : « qui concerne les citoyens » !

Quel rapport entretenez-vous avec la Bretagne, souvent présente dans vos films ?
J'ai des attaches très fortes avec la Bretagne. Je suis Parisien, mais d'origine nantaise, donc Breton... Mais je suis réellement tombé dans la marmite au moment du revival de la culture bretonne dans les années 1970, avec Alan Stivell, Gilles Servat, Tri Yann, Sonerien du, l'émergence du festival Interceltique de Lorient, les fest-noz, à l'époque où le drapeau « gwenn ha du » côtoyait le drapeau rouge dans les manifs. Par ailleurs, depuis que je suis tout petit j'ai été fasciné par la cornemuse. Dès mon deuxième film, intitulé Bagad j'ai eu envie de faire partager ma passion de cette musique. Plus tard, j'ai fait un film avec Carlos Nunez, le joueur de gaïta galicien, avant de réaliser Avec Dédé virtuose de la bombarde, amoureux de la langue bretonne et humaniste modeste, bref, la Bretagne est un des pôles essentiels de mon travail.

Des projets de films ?
Je travaille à un film sur l'écriture théâtrale. Je suis tombé amoureux de la troupe belge La fabrique imaginaire, (Yves Hunstad et Eve Bonfanti) dont j'ai vu tous les spectacles, absolument formidables. Très Belges, très poétiques, très drôles, avec une réflexion forte sur l'acte théâtral, la place du spectateur, l'imaginaire collectif. A la fin d'un de leur spectacle, le quatrième, je suis allé les voir pour leur proposer de suivre le processus d'écriture de leur prochaine pièce. Ils ont dit banco. Et je me suis lancé dans cette périlleuse aventure. Il s'appellera Le plaisir du désordre.

Propos recueillis par Stéphanie Prémel

 

 


Christian Rouaud a eu 20 ans en 1968. Après l'effervescence du mois de mai, il découvre Renoir et Hitchcock en suivant les cours de Jean Douchet. D'abord professeur de lettres, il se consacre à la réalisation de films documentaires à 45 ans. Reconnu surtout depuis ses films Les Lip, L’Imagination au Pouvoir et Tous au Larzac (César du meilleur film documentaire en 2012), Christian Rouaud explore depuis de nombreuses années un cinéma documentaire humaniste et de résistance. Attaché à la Bretagne, il y a trouvé quelques-unes de ses figures fortes qui font ses films, dont son dernier documentaire, Avec Dédé. La force de son cinéma tient précisément dans la grande qualité du regard et de l'écoute qu'il porte sur ses personnages.


1991 : Allez les petits
1992 : Retour au quartier nord
1994 : Bagad *
1996 : Le Sujet
1997 : Quel chantier
2002 : Paysan et rebelle *
2002 : Histoire de paysans
2002 : La Bonne Longueur pour les jambes *
2003 : Bretaña
2004 : Dans la maison radieuse
2005 : L'Homme dévisagé *
2006 : L'Eau, la Terre et le Paysan
2007 : Les Lip, l'imagination au pouvoir
2011 : Tous au Larzac
2013 : Avec Dédé *

* Diffusé dans le cadre du mois du film documentaire

Avec Dédé
Samedi 29 novembre, 18h | Ciné Breiz, Paimpol
Tarif habituel du cinéma
En présence de Christian Rouaud et André Le Meut

La bonne longueur pour les jambes
Mercredi 26 novembre, 18h | La Halle, Paimpol
Entrée libre dans la limite des places disponibles

L'homme dévisagé
Vendredi 28 novembre, 18h | La Halle, Paimpol
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Bagad
Mardi 25 novembre, 18h | La Halle, Paimpol
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Le sujet
Vendredi 28 novembre, 18h | La Halle, Paimpol
Entrée libre dans la limite des places disponibles
En présence de Christian Rouaud

Paysan et rebelle. Un portrait de Bernard Lambert
Jeudi 27 novembre, 18h | La Halle, Paimpol
Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

 

Tout au long du mois de novembre, se tient la 15ème édition du Mois du film documentaire. Près de 90 projections et rencontres avec les équipes de réalisation sont programmées aux quatre coins du département. Cette année encore, plus de 50 films sont proposés. Une programmation éclectique et foisonnante, qui va du témoignage d'un enfant de camp de réfugiés au portrait d'une jeune agricultrice, en passant par un regard sans concession sur les entretiens d'embauche. Au total, 45 communes accueillent la manifestation : dans des cafés, lycée ou collège, cinémas, bibliothèques, local jeunes… Au plus près de chez vous.

Télécharger le programme complet

Photos : Thierry Jeandot

Du 17 novembre 2014 au 15 mars 2015, le site Cotesdarmor.fr publie un bulletin quotidien dans le cadre de la viabilité hivernale.

Ce bulletin vous tiendra informé de l'état des routes départementales, mais également, en cas d'épisode neigeux, de la circulation ou non des transports publics et scolaires.


Avant de prendre la route, informez-vous

Comme chaque hiver, le Département a mis en place un important dispositif de viabilité pour les 4 500 km de routes dont il a la charge. Des équipes sont mobilisables 24 h/ 24 pour traiter les chaussées, et les usagers sont informés chaque matin dès 7 h de l'état des routes et des réseaux de transports.

En cas de neige et/ou de verglas, la mission des agents du Département est de rendre les routes départementales le plus vite possible praticables à la circulation, en hiérarchisant leurs interventions : d'abord les grands axes pour fluidifier le trafic, ensuite les axes secondaires pour désenclaver les bourgs. Précision utile : les routes nationales (RN 164 et RN 12) sont quant à elles entretenues par les services de l’État.

La clé de ce dispositif repose sur la veille et la surveillance des chaussées. En fonction des prévisions météo, une quinzaine d'agents patrouilleurs répartis dans l'ensemble du département effectuent de nuit des mesures de température et d'humidité de la chaussée. Les résultats de ces mesures, s'ils s'avèrent positifs, entraînent immédiatement l'intervention des équipes d'astreinte mobilisables 24 h/24 : au total, 70 agents répartis en 26 équipes pour 26 circuits prioritaires pré-établis en fonction du trafic et de leur caractère structurant. Les principaux axes sont donc salés et déneigés - dans des conditions parfois difficiles - avant le lever du jour, sous réserve toutefois que les chutes de neige ne redoublent pas d'intensité après le passage des engins... sinon, il faut recommencer.

Priorité aux grands axes

Une fois ces axes traités, les équipes s'attaquent aux routes secondaires. On rappellera ici que, pour chaque ville non située sur l'un des 26 circuits d'intervention, les services du Département ont défini, en concertation avec le maire, un accès prioritaire à dégager pour désenclaver le bourg. Pour autant, le traitement de ces voies ne revêt pas un caractère prioritaire.

L'autre point clé de ce dispositif est l'information des Costarmoricains. Chaque matin, au plus tard à 7 h, notre site cotesdarmor.fr (rubrique "L'hiver sur les routes", voir illustration dans la page) publie une carte de l'état des routes et, le cas échéant, informe les usagers de l'annulation de circuits de ramassage scolaire ou de lignes de transports interurbains Tibus. Mieux encore, les usagers peuvent même demander à recevoir ces informations directement sur leur smartphone (*).

Mais informer les gens, c'est aussi leur rappeler l'article 413.17 du Code de la route : " Les usagers de la route sont des acteurs à part entière des bonnes conditions de circulation en hiver. Ils doivent adapter leur conduite pour assurer en permanence des conditions de circulation sans risque lors d'intempéries hivernales". Aussi, lorsque les conditions météo sont très mauvaises - fortes chutes de neige, routes verglacées - et malgré l'intervention des agents départementaux, s'il est indispensable d'adapter sa conduite, il peut parfois être préférable de modifier son horaire de départ ou son itinéraire, voire d'annuler son déplacement.

Bernard Bossard

 

(*) Abonnement gratuit proposé aux élèves lors de la rentrée scolaire. Pour les retardataires, contacter le service de la maintenance routière du Conseil général au 02 96 62 80 46

Le Département teste l’autopartage

 Le Conseil général expérimente, du 2 mars 2015 au 28 février 2016, un dispositif d’autopartage baptisé Ecoto. Principal objectif : favoriser la mobilité domicile-travail en milieu rural.

Lundi 26 mars 2015, comme presque tous les matins, il est 8 h 15 lorsque monsieur Y part de Callac. Une vingtaine de minutes plus tard, il s'arrête à Guingamp pour embarquer monsieur B. Puis, aux abords de Plouagat, monsieur Y fait son deuxième arrêt pour y retrouver mesdames C et G. Ensemble, ils prennent la direction de Saint-Brieuc. S'ils ne partagent pas tous le même employeur, ces quatre personnes ont en commun de travailler à Saint-Brieuc et d'expérimenter le dispositif Ecoto, voulu par le Conseil général des Côtes d'Armor. Ils font ce trajet domicile-travail les lundi, mardi, jeudi et vendredi, le mercredi étant organisé différemment.

Chacun des passagers débourse chaque mois en tout et pour tout 50 euros - cela comprend les frais de carburant, l'assurance et l'entretien du véhicule, il s'agit d'un forfait non proportionnel à la distance parcourue. Leurs employeurs assurent quant à eux un financement équivalent à cette somme, conformément aux dispositions réglementaires sur la participation de l'employeur aux frais de transport public des salariés. Le reste du financement du dispositif est pris en charge par le Conseil général. Il est estimé à 50.000 euros par an, a priori puisque, avant de devenir réalité, Ecoto, l’autopartage costarmoricain, n'est encore pour l'heure qu'un appel à manifestation d’intérêt.

Il pourrait concerner dès le 2 mars prochain une flotte d'une quinzaine de véhicules de gamme moyenne dite familiale.

Date limite de dépôt : 9 janvier 2015.
Engagement pour une durée minimale d'un an.

Télécharger les documents d'appel à manifestation d'intérêt :


> Renseignements au 02 96 62 50 40 ou transports(@)cg22.fr


Service public

Pour Michel Brémont, vice-président du Département en charge des transports, Ecoto est avant tout une solution de transport en commun qui vient s'ajouter à la panoplie existante. On connaissait l'avion, le train, le bus (transports scolaires et Tibus) et le bateau (desserte de Bréhat). Mais, malgré de régulières extensions ou inauguration d'aires de covoiturages, « on s'est dit que cette palette n'était pas suffisante », expliquait-il pour présenter le « dernier né de l'application de notre concept de déplacement. En ville, on est jamais très loin d'un arrêt de bus mais nous sommes un département semi-rural. Si l'on ne propose pas de solution crédible, les gens ne prendront pas de transports en commun ».

Innovant

Selon le même Michel Brémont, en plus d'être « un dispositif très original, il semblerait qu'il soit unique. » Au-delà de cet aspect « nouveau », le dispositif implique l'équipement des véhicules de technologies récentes comme un système de reconnaissance des cartes de prise de service et d'un kit de géolocalisation. 

Déplacements... garantis

Ce kit de géolocalisation permet de s'assurer à distance de la bonne marche du dispositif : « On vérifie que les véhicules partent à l'heure et on s'engage si problème à transporter les gens », précise Mikael Lebrun, directeur de la Compagnie Armoricaine de Transport (CAT), chargé par délégation de service public, de la gestion du parc des véhicules.

Déplacements... professionnels

En journée, les véhicules ont vocation à être utilisés par les employeurs des salariés qui en bénéficient le matin et le soir. « L'entreprise s'acquitte alors d'un abonnement forfaitaire mensuel ouvrant droit à un certain nombre de kilomètres. »

Déplacements... personnels

Aussi, en dehors de leur déplacement domicile-travail, par exemple le soir, le week-end, voire pendant les vacances, les salariés peuvent utiliser le véhicule, moyennant un coût de l'ordre de 36 centimes d'euros du kilomètre.

Economique

Selon l'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie (ADEME), le coût annuel pour des trajets domicile-travail entre Guingamp et Lannion représenterait plus de 7000 euros.  Comparés aux 600 euros annuels que devra débourser par an un utilisateur Ecoto, ça fait une certaine différence...

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Vue d'ici
Vidéo

Dans les coulisses des Archives départementales

Des trésors en tout genre se cachent dans les 23 km des magasins de conservations. Des manuscrits jaunis par le temps aux registres communaux témoignant d'un temps et de coutumes passés, cet hôpital des documents collecte, restaure et conserve la mémoire costarmoricaine pour nous la rendre accessible.

Rencontre

Photo DR

Chaque mois, dans Côtes d'Armor Magazine, nous proposons à une personnalité de se prêter au jeu du portrait chinois. Gilles Kneusé, et si vous étiez ?

Un film : le Fanfaron de Dino Risi

Une chanson : Est-ce ainsi que les hommes vivent ?, d'Aragon et Léo Ferré

Un livre : L'insoutenable légèreté de l'être de Milan Kundera


Une citation ? Il y a quelque chose en moi, qu'est-ce que c'est ? de Vincent Van Gogh

Un endroit des Côtes d'Armor que vous aimez ou que vous aimeriez nous conseiller ? Je suis très attaché à Trébeurden où je passe beaucoup de temps depuis toujours, et plus généralement à toute la Côte de Granit rose.

Vidéo


Du 8 au 11 novembre 2014 plus de 150 artistes et artisans costarmoricains ont ouvert leurs ateliers dans le cadre de l'opération Insolites Mondes d'Artistes. Cette belle occasion de découvrir les coulisses de la création artistique est à revoir en images, grâce à un diaporama et une vidéo.

Voir le diaporama

Musique


Itinéraires bis et le conservatoire de Saint-Brieuc lancent le premier Lab'orchestra, un orchestre de pratique des musiques actuelles pour les amateurs en Côtes d'Armor. 25 musicien(ne)s seront retenu(e)s pour participer à cette aventure originale. La plupart des instruments sont recherchés, le niveau requis est celui-ci : « être suffisamment à l'aise avec son instrument pour exécuter une phrase musicale transmise oralement ». Les rencontres en vue des recrutements auront lieu à la villa Carmélie (Saint-Brieuc) les vendredi 5 et samedi 6 décembre. Des concerts sont d'ores et déjà prévus au printemps 2015. Les participants se frotteront notamment au Soundpainting, une technique d'improvisation codée, à découvrir dans cette vidéo réalisée par des lycéens :

E brezhoneg mar plij

Da lenn

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Des rimes et comptines pour s’amuser en breton !

Vous pouvez emprunter gratuitement ces documents et bien d’autres à l’antenne de Cavan. La bibliothèque se trouve au 2ème étage de Ti ar Vro, la maison de la culture bretonne, à Cavan.
Plus d’informations sur bca.cotesdarmor.fr

Evit ar re yaouank

Ar Pezh a blij din
Soazig Pouldu, Saig Pouldu ; Noémie Lassalle (tres.)

An trenioù, ar stered, ar c’hoarielloù, an tiez, ar pesked hag... un toullad traoù all c’hoazh a blij din .
Ul levr hag a lakao ar vugaligoù da gaout plijadur gant lusk ar yezh, da gustumiñ, diboan, ouzh ar c’hemmadurioù ha d’ober anaoudegezh gant loened an tresadennoù a zeuio buan da vezañ o mignoned.
Skrid savet e brezhoneg ha tresadennoù diembann.
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An Avel en haleg
Kenneth Grahame ; E.H. Shepard (tres.) ; Alan Martel (troid.)

An Avel en Haleg a zo unan eus oberennoù pennañ al lennegezh saoznek. Evit ar wech kentañ, a-drugarez da droidigezh Alan Martel, e c’haller dizoleiñ e brezhoneg troioù-kaer ar pevar loen, hollvrudet bremañ, ijinet gant ar Skosad Kenneth Grahame.
Deomp d’o heul da gantren war ar maez, d’ober un dro-vale war ar stêr, da zebriñ e ti Mari Glazioù ha kalz pelloc’h c’hoazh. Petra a blijo deoc’h ar muiañ? Dizoleiñ ar bed gant an aotrou Goz boas da vevañ dindan an douar, mont da heul an aotrou Touseg, pinvidik-mor, leun a fouge ha dispont, pe roeñvat gant an aotrou Razh bepred dilu ha laouen, pe c’hoazh bamiñ ouzh fealded ha mignoniezh didro an aotrou Broc’h…
Ul levr da vezañ kontet d’ar re vihan e korn an oaled.

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Muntr en Orien-Express
Agatha Christie ; Olivier Biguet (troid.)

Setu unan eus romantoù brudetañ Agatha Christie. Goude un enklask kaset da benn e Bro Siria eo rediet Hercule Poirot da guitaat broiù ar Reter evit distreiñ da Londrez.Ha setu-eñ e-bourzh an Orient-Express... An deiz war-lerc'h avat, e-barzh unan eus bagonioù an tren pompus lakaet difiñv gant an erc'h, e kaver korf un Amerikan bat lazhet a daolioù kontell. Ne c'hall ket ar muntrer dont eus diavaez an tren. Setu ent un enklask hep e bar evit an enklasker belgiat, unan eus ar re vrudetañ e bed al lennegezh polis. Choaz en do, evit kavout fan hini kablus e-touez an dudu diskerd warno, etre unr briñsez rusian, un Amerikanez pennadus, sekretour an den bet lazhet, ur c'houblad Hungariz cheuc'h, ur c'horonal saoz war e zistro eu India, ur mevel hag ur vatezh bennak ha kontroller ar vagon.Ur muntr dibosupl da ziluziañ, nemet hag ul liamm bennak a vefe etre an holl dud-se ?... 

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Brezhoneg

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Spectacle

La 10e édition du festival ZTZ a eu lieu dans la région de Saint-Brieuc du 17 mars au 22 avril 2014. Celles et ceux qui ne connaissent pas encore cette belle manifestation (les autres aussi) peuvent la découvrir en regardant cette vidéo réalisée par Mbaye Sow (que les lecteurs de 2point2 connaissent au travers de la rubrique Vue d'ici).

Actualité

La beauté, geste final

C'est un acte artistique singulier. "Avec cette oeuvre, La Compagnie du CHIEN BLEU met fin à une aventure de quinze années et souhaite laisser une trace de ses questionnements sur la culture, la création. Il y est question de l'impact du geste artistique et des batailles intérieures de l'artiste face à la création. Lorsque l'artiste démarre un travail, comment sa pensée, son point de vue et donc son positionnement sont en lien direct avec la société."

Exposition

Le plasticien Guillaume Castel manipule le bois, l'acier et le béton pour en tirer des formes majestueuses et douces qu'il plante dans des décors extérieurs. Adepte des structures monumentales, il sait aussi s'exprimer par des formes plus petites. Plusieurs de ses oeuvres sont exposées à Ploumagoar (Ploum'expo) du 22 novembre au 15 décembre.

Guillaume Castel

 

Découvrez la photo mystère de ce numéro

 

Chaque mois, nous vous proposons de jouer à deviner ce qui se cache derrière la photo mystère. Avec pour seul indice un fragment d'un cliché, parfois quelques mots, un lieu, un événement voire une personnalité seront à découvrir. Pour participer, il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous et de renseigner le court formulaire. Bonne chance, des lots très divers récompenseront chaque mois (au moins) 5 gagnants.

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Retrouvez le dixième numéro de 2.2 e-magazine dès le 15 décembre

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